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Lille en maîtrise, Nice coule à pic

Posté par Pierre Ménès le 26 novembre 2020

À 19 heures, le LOSC qui avait la possibilité d’assurer sa qualification en cas de victoire n’a pu faire que match nul face à une équipe de Milan un peu plus convaincante que lors du match aller à San Siro. Après une première mi-temps assez pauvre en occasions et plutôt équilibrée, les joueurs de Galtier se sont fait surprendre dès le retour des vestiaires sur une belle percée de Rebic qui a intelligemment servi en retrait Castillejo. Les Nordistes ont alors pris le jeu à leur compte et ont égalisé peu après l’heure de jeu sur une belle action, avec un centre fouetté d’Araujo remisé en retrait par David pour la frappe du droit victorieuse de Bamba, qui confirme avec ce but son très bon début de saison.

Le rythme est ensuite retombé entre deux équipes d’un niveau assez similaire et le match s’est achevé sur un nul qui contente finalement les deux équipes et leur assure de conserver les deux premières places du groupe. Avec huit points, les Lillois sont en ballotage très favorable pour la qualification et ils auront la possibilité de finir le boulot la semaine prochaine face à une équipe du Sparta Prague toujours dans la course, en tentant de vaincre cette spirale négative qui voit le club nordiste échouer à remporter une victoire à domicile en Coupe d’Europe depuis dix ans.

Et puis à 21 heures, Nice nous a encore offert une partition consternante. Alors il faut reconnaître que les Azuréens ont des excuses : l’effectif a été infecté par la Covid, a passé dix-huit jours sans jouer et n’a repris l’entraînement collectif qu’il y a trois jours. Et puis cette équipe du Slavia, qui a pourtant un budget sans commune mesure avec celui du Gym, produit une qualité de jeu très correcte et possède des joueurs offensifs qui, contrairement à ceux de l’OGCN, savent dribbler, faire des passes et jouer juste. J’ai été effaré par le niveau global de cette équipe niçoise, notamment au sein d’une défense orpheline de Dante. Même s’il est jeune et qu’il faut attendre un peu, le dénommé Bambu a tous les contours d’une joyeuse escroquerie. Il va falloir que les clubs français arrêtent de se dire qu’un mec est bon parce qu’il est brésilien et se mettent à bosser un peu mieux au niveau du recrutement. 

Après l’ouverture du score sur une frappe extraordinaire de Lingr, les Niçois ont réussi à égaliser suite à un tir d’Atal sur le poteau repris par Gouiri - avec quatre buts en quatre match, lui au moins a montré qu’il était au niveau - mais ont ensuite laissé les Tchèques marquer deux nouveaux buts, le premier sur une tête d’Olayinka sur corner avec un très mauvais marquage de Bambu et le second par Sima, également de la tête. Les Aiglons n’étaient pas au niveau de cette compétition, ce qui est quand même une déception compte tenu des efforts financiers consentis par Ineos. Maintenant, recruter c’est bien mais recruter des bons joueurs, c’est mieux et je trouve qu’il y a pas mal d’erreurs de casting dans cet effectif. Pas mal de joueurs qui sont, pour des raisons diverses, très loin de leur niveau. 

Voilà, avec une pénible victoire, un nul et trois défaites, le bilan de cette quatrième semaine européenne est une nouvelle fois déprimant pour le foot français. Et au-delà des résultats bruts, sur le plan du jeu la faillite a été quasi-totale, excepté pour Lille et, dans une moindre mesure, le Stade Rennais. Il serait grand temps que nos dirigeants, nos entraîneurs et nos joueurs regardent la réalité en face et se remettent sérieusement en question, dans tous les domaines. Malheureusement, j’ai peur que cela n’arrive pas de sitôt…

Pierrot