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Lille stoppe Rennes, Paris se fait peur à Nantes

Posté par Pierre Ménès le 4 Février 2020

Comme j’ai commenté Lille-Rennes, vous vous doutez bien que je n’ai rien vu de Monaco-Angers, si ce n’est le but de Jovetic d’une tête lobée assez improbable. Ce que je peux juste constater, c’est que l’ASM rejoint le troupeau d’équipes à 32 points. Et aussi dingue que cela puisse paraître, si l’équipe de Moreno parvenait à aligner une série de trois ou quatre victoires consécutives dans ce championnat sans queue ni tête, elle pourrait recoller et pourquoi pas croire au podium. Les Azuréens en sont-ils capables ? Réponse dans quelques journées…

J’ai donc eu le privilège d’assister au stade Pierre-Mauroy, au choc de cette 23e journée entre le 4e et le 3e de la Ligue 1. Un « sommet » qui a accouché d’un pauvre match qui aurait pu se terminer par un triste 0-0, alors que les deux équipes se présentaient avec quatre éléments offensifs chacune. À leur décharge, elles enchaînaient leur troisième match en une semaine, grâce au génie cumulé de la Fédé et de la Ligue qui aiment bien placer un maximum de matchs pendant la pire période de la saison - Dieu merci la Coupe de la Ligue n’existera plus l’année prochaine… 

Alors peut-être que le LOSC a marqué trop tôt, sur cette perte de balle de Raphinha qu’Ikoné a transformée en passe décisive pour Rémy, buteur avec l’aide d’une faute de main de Mendy et du poteau. Très franchement, on a tout de suite senti que les Bretons n’avaient pas les ressources physiques pour revenir. Il ne faut pas oublier qu’il y a six jours, ils ont joué deux heures à Angers et qu’ils ont eu un match très dur sur le plan physique et émotionnel vendredi contre Nantes. Un garçon comme Camavinga m’a paru totalement épuisé. Le match est resté informe jusqu’au bout, avec un ou deux arrêts de part et d’autre. Compte tenu de ce qu’on pouvait espérer de cette affiche, c’était clairement décevant. 

En soirée, on a eu droit à un drôle de match à Nantes, où le PSG a joué à sa main pendant 70 minutes, menant 2-0 suite à un excellent centre en retrait de Mbappé pour la reprise de Di Maria qu’Icardi ne fait qu’effleurer de façon involontaire - chapardant sans le vouloir un but à son compatriote -, puis grâce à une tête de Kehrer sur un corner de Di Maria. Paris semblait intouchable, Nantes était inexistant sur le plan offensif. Et il a fallu une énorme bourde de Kimpembé, qui a tenté une improbable passe en talonnade à quarante mètres de son but chipée par Simon qui a fait parler sa vitesse avant de tromper Navas de près, pour redonner espoir et force aux Canaris et semer le doute dans l’équipe parisienne.

Le PSG qui avait auparavant raté à plusieurs reprises le but du KO par manque de réalisme, a subi en fin de match les assauts nantais qui ont eu trois énormes occasions d’égaliser, deux vendangées par l’attaquant belge Emond et une autre par l’excellent Simon qui a perdu son duel avec Navas. Le gardien costaricien a clairement sauvé un PSG pas très serein dans les dernières minutes. En même temps, il y a peu de chances qu’on voit une charnière Kimpembé-Kehrer à Dortmund. Bref, à l’arrivée ce match restera une péripétie pour la formation de Tuchel qui n’a aucune blessure à déplorer et cinq jours devant elle avant de recevoir Lyon au Parc.

Pierrot