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Lyon assure l'essentiel

Posté par Pierre Ménès le 20 février 2021

Cette 26e journée à commencé vendredi avec un excellent Brest-Lyon, qui marquait mon retour au commentaire avec plaisir. Un match qui s’est joué dans des conditions difficiles avec un vent à plus de 80 km/h et de la pluie, ce qui n’a nullement nui à la qualité du jeu. Le déroulé de la partie a été pour le moins étonnant. L’OL menait 3-0 à la mi-temps, grâce à beaucoup de réalisme et aux grosses erreurs bretonnes, au premier rang desquelles le crochet invraisemblable de Cibois devant Paqueta, totalement inconséquent pour un gardien qui jouait son troisième match en Ligue 1 et à qui Dall’Oglio avait demandé d’arrêter ce genre de fantaisie. 

Une triple circonstance aggravante dont ont profité les Lyonnais, qui étaient au courant de la propension du portier brestois à réaliser des crochets devant les attaquants adverses. Sa relance vers Hérelle qui donne ensuite un ballon difficile à Lasne qui le perd sous le pressing de Mendes n’est pas heureuse non plus, quant au penalty concédé sur Depay, il est totalement inutile puisque le Néerlandais s’était totalement excentré sur son long crochet. Plombé par ces erreurs, Brest était très mal en point et je m’attendais à une deuxième période bien moins enlevée ou à une chevauchée tranquille et solitaire des Rhodaniens. 

Il n’en a rien été parce que cette équipe finistérienne est épatante. Épatante de courage, d’enthousiasme, de verticalité, d’envie de jouer… Les Brestois ont d’abord réduit le score d’un joli but de la tête signé Chardonnet avant que Cardona ne ramène son équipe à 2-3. La fin de match a été plus que pénible pour des Lyonnais qui ont été obligés de se battre pour conserver ces trois points importants. Au niveau de la prestation, ce n’est pas très rassurant. Mais avant les matchs de dimanche, les Gones sont premiers et cela avait l’air de suffire à leur bonheur.

Le gros orteil de Dimitri

Je ne vous parlerai pas de Saint-Etienne-Reims pour la bonne raison que j’étais dans l’avion du retour à ce moment-là, si ce n’est pour dire que ce match nul n’arrange et ne dérange ni l’une ni l’autre équipe. En revanche, je suis arrivé à temps pour m’infuser Nantes-Marseille, avec notamment une première mi-temps terrifiante. Terrifiante de faiblesse offensive, de manque d’envie, de manque d’ambition… C’était épouvantable. Alors on peut éventuellement l’accepter venant des Nantais qui doivent jouer tous leurs matchs le couteau entre les dents. Mais pour l’OM, quand même, quoi…

Le pompon a été atteint avec cette passe à rebonds d’Alvaro sur laquelle Mandanda loupe son dégagement et que Blas récupère pour ouvrir le score. À ce moment du match, les Olympiens étaient à l’agonie. Ils ont pourtant égalisé vingt minutes plus tard sur un joli centre de Nagatomo bien repris par Payet, qui a failli doubler la mise dans la foulée sur une tentative de lob à 35 mètres du but d’un Lafont avancé. Alors je sais bien qu’aujourd’hui, Payet est persona non grata à Marseille, que les insultes fusent dans tous les sens. Je suis désolé de faire cette constatation : Dimitri a plus de talent dans son gros orteil que le reste de l’équipe.

Cela ne change rien à la qualité de ses prestations, à ce côté maussade qu’il a dans son jeu et dans son comportement. Mais en terme de talent pur, personne dans ce club ne lui arrive à la cheville. Et c’est peut-être là que réside l’un des plus gros problèmes de l’OM. À l’arrivée, ce match nul n’arrange ni l’une ni l’autre des deux équipes en attendant les résultats des matchs de dimanche. Enfin, vu le match sinistre qu’elles nous ont offert en cette fin d’après-midi à la Beaujoire, on ne va pas les plaindre non plus…

Pierrot