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Marseille empile, Lyon grappille

Posté par Pierre Ménès le 11 Janvier 2020

Cette première journée de 2020 a commencé par la victoire assez heureuse de l’OM à Rennes. En schématisant, on pourrait dire que Marseille ne méritait pas de gagner en première mi-temps et méritait même plutôt de perdre en seconde. Les Olympiens ont vraiment subi la pression des Rennais, qui sont malheureusement trop justes en attaque pour concrétiser leurs belles situations. Le match a basculé sur un coup-franc de Payet sur le poteau bien repris par Strootman qui venait tout juste d’entrer. Des signes qui indiquent que ça pourrait bien être la saison de l’OM. L’équipe fait preuve de beaucoup de solidarité et propose un gros engagement physique.

Trop même, sur ce match, lors duquel j’ai quand même vu de très mauvais gestes. Un tacle limite de Caleta-Car sur Del Castillo et une grosse semelle de Kamara sur Camavinga - dont la cheville n’était pas belle à voir après le match. Mais il faut aussi dire que le tacle de Da Silva sur Lopez valait également carton rouge. En tout cas, avec ce succès minimal dans ce choc de haut de tableau, l’OM est vraiment bien parti. Les Bretons eux, tenteront de se montrer plus réalistes mercredi à Nîmes, en match en retard.

Lyon a très bien réagi après une première période exécrable à Bordeaux, très mal débutée avec une énième boulette d’Andersen, qui a décidément bien du mal à confirmer son statut de joueur le plus cher de l’histoire du club. La très mauvaise passe en retrait du défenseur danois a envoyé Briand marquer son 97e but en L1. Après le repos, je ne sais pas si ce sont les Lyonnais qui ont monté le rythme ou s’il y a eu une coupure d’électricité côté girondin, mais Bordeaux n’a plus aligné deux passes et l’OL a marqué deux buts coup sur coup. Une frappe détournée de Cornet et un joli but de Dembélé qui revient bien en ce début d’année, ont permis à Lyon de renverser ce match. Une victoire qui replace l’OL dans le haut de tableau mais qui demandera confirmation. Maintenant, si les joueurs de Garcia parviennent à reproduire ce qu’ils ont fait en seconde période, tous les espoirs sont permis.

Un exorciste est demandé à Toulouse

Et puis on eu droit à un samedi assez spectaculaire, surtout à Toulouse, avec des fortunes diverses pour les équipes jouant le maintien. Les bonnes nouvelles sont venues de Metz et de Nîmes. Les Crocos ont battu une équipe de Reims qui a confirmé après sa qualification en demi-finale de Coupe de la Ligue face à Strasbourg qu’elle était juste incapable de marquer. Et cette fois, la défense a craqué sur un but de raccroc de Ripart et un magnifique coup-franc de Benrahou. Les Gardois auront un match bonus mercredi face à Rennes pour tenter de grappiller d’autres points. Les Messins ont également fait une belle opération dans une rencontre pourtant très verrouillée face à Strasbourg. Mais le Racing est un peu comme Reims, il a du mal à marquer, même s’il avait l’excuse hier soir d’avoir deux attaquants blessés. Un but de Boye sur une tête mal repoussée par Sels a suffi aux Lorrains pour remporte ce derby de l’Est. 

Amiens n’a pu faire aussi bien face à Montpellier. Les Picards avaient pourtant ouvert le score par Dibassy mais le duo Laborde - d’une jolie tête - et Delort - d’une jolie volée - a fait la différence après le repos. À Angers, avec une défense une nouvelle fois amputée de plusieurs joueurs, on pouvait se dire que cela allait être dur pour Nice. Mais Benitez a fait un très bon match, ne s’inclinant que sur le beau but de Thioub. Les Niçois ont égalisé sur penalty juste avant la pause et ont ensuite tenu le coup derrière. 

Et puis il y a eu ce très spectaculaire Toulouse-Brest. Un match renversant que les Brestois ont attaqué bille en tête avec l’ouverture du score rapide de Court, avant que Diakité ne signe un doublé de la tête sur deux corners tirés par Dossevi, prouvant que Larsonneur est très à l’aise sur sa ligne mais beaucoup moins dans les airs. À la pause, on se demandait si l’effet Zanko allait perdurer pendant le second acte. Et la réponse a été un grand « non ». Je ne sais pas si c’est physique, mental ou un peu des deux, mais les Toulousains ont explosé dans le dernier quart d’heure en encaissant quatre buts en 13 minutes, dont deux sublimes signés Charbonnier et Mbock. C’est peut-être la défaite de trop pour Toulouse. Un jour Sadran se rendra compte que pour sauver son club, ce n’est pas les joueurs ou l’entraîneur qu’il faut changer, mais toute l’organisation. Zanko est le troisième coach de la saison mais là, je pense que ce n’est plus un entraîneur qu’il faut, c’est un exorciste. 

Pierrot