Marseille, fin de série

Posté par Pierre Ménès le 22 Février 2020

Il y avait deux matchs vendredi soir et le premier a longtemps donné le sentiment que Nice allait se trimballer face à Brest. Les Aiglons ont marqué deux buts assez rapidement, un par Ounas qui a prolongé une déviation de Dolberg et un autre du Danois sur une frappe sèche au premier poteau. Le Gym jouait alors intelligemment face à des Brestois dominés. Mais pas résignés. Il a suffi d’un but de Grandsir sur une erreur de placement d’Hérelle juste avant la pause pour semer le doute au sein d’une formation azuréenne très friable sur le plan psychologique. Le second but avec un double contre terminé par un CSC de Dante est proche du gag, mais la seconde mi-temps a été clairement dominée par des Bretons qui possèdent un jeu de passes nettement plus abouti que celui des Niçois. Force est de constater que, parmi les quatre recrues niçoises, la seule à donner satisfaction, c’est Dolberg. Les autres sont globalement très décevants. 

Le second match a vu Lyon renouer avec la victoire à l’issue d’un match pénible, voire très faible à Metz. La rencontre a basculé sur une main d’Udol, une main que tout le monde a vu au ralenti au bout de 30 secondes mais que la VAR et monsieur Wattellier ont mis cinq minutes à accorder, laissant planer une sorte de doute sur la décision. Voilà encore une utilisation lamentable de la VAR alors que la situation était pourtant claire. Ensuite, que le penalty manqué par Cornet ait été redonné à tirer est parfaitement normal, Oukidja s’étant avancé de deux mètres sur la frappe de l’attaquant lyonnais. Dembélé lui, n’a pas raté l’occasion. La seconde période, a été plutôt dominée par Metz mais avec trop peu de poids offensif, surtout après l’expulsion de Diallo qui a complètement pété les plombs en réponse à une petite provocation de Marçal en lui envoyant une grande tarte dans la tronche. Les Lyonnais ont plié l’affaire avec un but anecdotique d’Aouar en fin de match et se sont donné un (petit) peu de confiance avant de recevoir la Juve mercredi. 

Samedi après-midi, on était beaucoup à penser que l’OM poursuivrait sa marche en avant face à une équipe de Nantes très handicapée par les blessures. Il n’en a rien été. Et avant de parler de Marseille, j’aimerais tirer un coup de chapeau aux Canaris qui ont totalement mérité leur victoire et ont été remarquables dans ce match. Remarquables d’intelligence, avec une vraie volonté de jouer dès la récupération du ballon et une bonne organisation défensive autour de Girotto et de Pallois, qui avait un peu mis le feu aux poudres avec ses déclarations de la veille mais qui, comme Payet avant Marseille-Lyon il y a quelques semaines, a assumé sur le terrain.

Monaco en embuscade

Le premier but signé Limbombe d’une tête plongeante a sonné comme un avertissement mais les Olympiens ont su revenir très rapidement sur une belle frappe enroulée de Sanson, touchée en pleine extension par Lafont, à qui il serait sévère d’imputer ce but. Après le repos, l’OM a déjoué, plombé par une ligne d’attaque inexistante, que ce soit Germain, Payet ou Benedetto. Avec une certaine réussite, les Nantais ont ajouté deux buts, le troisième étant marqué par Alvaro contre son camp. C’est évidemment un coup d’arrêt dans la super série des hommes de Villas-Boas, qui ont donc grillé un de leurs trois jokers et demi. Reste à voir comment ils vont réagir après cet accroc, même s’il n’y a pas de raison d’être véritablement inquiet pour le moment.

En soirée, Lille a profité du faux-pas marseillais pour revenir à 9 points au classement avec une victoire convaincante contre les fantômes toulousains. Un doublé de Rémy en première mi-temps et un but de Sanches sur une énorme erreur de relance de Goicoechea ont assuré un succès tranquille et mérité pour les Dogues. Côté toulousain, on est très proche du clap de fin… À Angers, le SCO s’est donné un peu d’air en battant Montpellier sur un but de la tête de Bahoken à la réception d’un centre de Fulgini, au terme d’un match équilibré où les deux équipes ont eu des occasions mais se sont heurtés à des gardiens inspirés.

Et puis Strasbourg et Monaco, qui avaient l’occasion de venir se mêler à la lutte pour la 3e place, ont dû se contenter du point du match nul. Le Racing n’a pu faire mieux que 0-0 face à Amiens. Emmenés par Thomasson et Ajorque, les Alsaciens ont dominé la rencontre et ont eu les occasions pour l’emporter mais ont soit fait briller Gurtner, soit manqué de réalisme. Les Monégasques n’ont pas fait mieux que les autres gros bras du championnat sur la pelouse de Dijon, malgré le trio Jovetic-Ben-Yedder-Slimani aligné par Moreno. Menés au score sur un but de Baldé consécutif à une boulette de Silva au milieu, les joueurs du Rocher ont égalisé par Maripan suite à une tête de Slimani repoussée par Runarsson. La série de trois victoires d’affilée s’arrête là pour l’ASM, qui reste néanmoins en embuscade… 

Pierrot