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Monaco s'amuse, Marseille rechute

Posté par Pierre Ménès le 20 mars 2021

Je vais attaquer ce post sur les trois premiers matchs de cette 30e journée de Ligue 1 par le triomphe de Monaco à Geoffroy-Guichard. Soyons clairs : il y avait trop d’écart entre une équipe stéphanoise à l’agonie et une formation monégasque euphorique. Kovac avait fait un choix fort en préférant Jovetic à Ben Yedder et la performance du Monténégrin lui a donné raison puisqu’après moins d’un quart d’heure de jeu, l’ancien de City et de l’Inter avait déjà frappé la barre, le poteau - sur penalty - et ouvert le score. Les Verts n’existant pas offensivement, à 1-0 le match était en réalité déjà plié. 

En seconde période, on a regardé les buts s’égrener. De jolis buts d’ailleurs, à l’image de la demi-volée de Tchouaméni sur un centre à rebonds de Golovin. L’ex-Girondin prend une dimension assez incroyable dans cette équipe et le duo défensif qu’il forme avec Fofana est probablement ce qu’on voit de mieux en France en ce moment. Mais Tchouaméni a ce petit plus qui lui permet d’avoir un impact offensif plus important. Même si les Monégasques - et surtout leur coach - parlent beaucoup de la 4e place, il faudra voir ce que va donner le Lyon-Paris de demain soir pour voir si les joueurs du Rocher peuvent ambitionner à mieux. D’autant qu’ils ont un calendrier assez favorable dans ce sprint final… 

Samedi après-midi, on a pu voir du changement à Rennes. Sur le papier, ce match à Metz n’était pas facile et les Bretons se sont imposés avec une aisance qu’on ne leur connaissait plus. Surtout, cette ligne d’attaque inoffensive depuis plusieurs semaines a enfin donné satisfaction puisque les trois joueurs qui la composent ont marqué. Doku a enfin ouvert son compteur sur un joli centre en retrait de Terrier - avant d’être expulsé de façon assez sévère pour une semelle totalement inutile. Entretemps, Terrier avait doublé la mise sur penalty avant que Guirassy ne close le score en fin de match. Voilà, Génésio remporte son deuxième succès consécutif en trois matchs et l’équipe semble avoir retrouvé l’insouciance qui lui manquait ces derniers mois. Et on s’aperçoit que, malgré leur très mauvaise série, les Rennais sont toujours en course pour aller chercher cette fameuse 5e place.

Le chantier de Sampaoli

Et puis en fin d’après-midi, l’OM de Sampaoli a lourdement chuté à Nice. Une formation azuréenne qui a livré son meilleur match de la saison, et de loin. Certains joueurs ultra décevants jusqu’ici ont enfin montré leurs qualités, je pense à Schneiderlin ou à Claude-Maurice. Gouiri n’entre pas dans cette catégorie puisqu’il était le seul à surnager quand cette équipe n’allait pas bien. C’est d’ailleurs lui qui centre pour la tête de Thuram sur l’ouverture du score du Gym. Un avantage qui sanctionnait une première mi-temps agréable et un football assez clair, face à une équipe marseillaise qui n’était pas larguée pour autant. Malheureusement, la seconde période des Olympiens a été cataclysmique. 

Alors, j’attends de voir ce que vont dire tous ceux qui nous bassinent depuis quinze jours avec « l’effet Sampaoli ». On le sait, le football prôné par le technicien argentin est extrêmement exigeant sur le plan physique, comme l’était celui de Bielsa. Et clairement, ses joueurs n’ont pas la caisse pour le mettre en application. Même s’il a perdu du poids, Payet est hors de forme et Thauvin ne semble pas franchement mieux. Milik, qui a beaucoup de qualités, est trop seul. Et puis la défense marseillaise s’est montrée très nerveuse, à l’image de Caleta-car qui a inventé le concept de « je mets des coups et je souris à l’arbitre pour faire croire qu’il n’y a rien »…

Les Niçois eux, ont continué à jouer leur jeu et ont enfoncé le clou sur une perte de balle de Balerdi exploitée par Gouiri, puis en ont remis une couche en fin de match sur une frappe de Dolberg sur le poteau reprise en deux temps par Claude-Maurice qui est parvenu à glisser le ballon dans un trou de souris. En face, l’OM n’a montré aucune réaction. Et le meilleur symbole de ça, c’est Mandanda. Il n’est responsable sur aucun des trois buts niçois, mais il est moins décisif qu’avant et surtout, son visage trahit une lassitude aussi immense que compréhensible… Sampaoli a trop d’expérience pour ne pas s’être enflammé après deux victoires étriquées face à Rennes et Brest et il doit commencer à avoir une idée plus précise de l’immensité du chantier qui l’attend. 

Pierrot