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Neymar, l'hommage à Kobe

Posté par Pierre Ménès le 26 Janvier 2020

Ce dimanche a commencé par la victoire nette et attendue de Lyon face à Toulouse. Un succès que j’attribuerais plus à la qualité des individualités lyonnaises qu’à celle de son fond de jeu, car cette équipe joue encore beaucoup par à-coups. Alors face à une équipe aussi faible que Toulouse, ça suffit. Mais j’attends encore de voir face à une adversité plus forte. Dembélé a continué à marquer et l’arrivée de Toko Ekambi a apporté quelque chose puisqu’il a marqué pour son premier match sous ses nouvelles couleurs. Ce n’est pas encore l’extase mais en attendant, Lyon enchaîne les victoires et poursuit sa remontée au classement. 

On a ensuite eu droit à un match qui n’a valu que pour l’hommage bouleversant de la Beaujoire à Emiliano Sala, avec des tifos somptueux dont un mettant en scène les grands disparus du club. L’hommage a été merveilleux et chargé en émotion, le match a été infect entre une équipe de Nantes d’une grande faiblesse tactique et surtout technique et une formation bordelaise à peine meilleure. La rencontre a basculé sur un centre de Mexer et une très belle volée de Briand qui n’a malheureusement pas sauvé ce bien triste match.

Et puis on attendait beaucoup de Lille-PSG en soirée et on se demandait si le vice-champion, invaincu chez lui, allait mettre Paris en difficulté. On y a cru pendant les dix premières minutes avec un excellent pressing des Nordistes. Mais le problème, c’est de pouvoir tenir ce pressing face à une équipe qui ressort aussi bien le ballon, surtout avec un Verratti très inspiré. L’intensité des Lillois s’est assez rapidement étiolée et derrière, le match a basculé sur un coup de génie de Neymar, qui était pourtant assez discret en début de match mais qui ouvert le score au terme d’une action remarquable impliquant Di Maria et Verratti, avec un magnifique contrôle orienté et une frappe imparable dans la lunette. Un but génial marqué par un génie.

Cinq matchs avant Dortmund

Paris a ensuite creusé l’écart après le repos sur une action litigieuse. Comme tout le monde, je pense qu’il y a faute de Kouassi sur Ikoné au départ. Visiblement, le VAR en a fait une autre interprétation. Après, le penalty pour la main de Reinildo est totalement justifié et le Brésilien a doublé la mise en le transformant de justesse, Maignan qui est toujours aussi à l’aise dans l’exercice étant à deux doigts de le repousser. Que dire d’autre ? Que Neymar est au-dessus du lot et qu’il ne faut vraiment rien connaître au foot pour penser le contraire. Il est en forme, motivé et bien dans sa tête. Du coup, il survole les matchs. 

C’est ce qu’on lui demandera face à Dortmund, dans trois semaines. Mais il ne faut pas oublier qu’avant Dortmund, Paris va devoir jouer cinq matchs et qu’il peut se passer bien des choses. D’ailleurs, au moment de rendre au Signal Iduna Park, les Parisiens auront joué six matchs de plus que les Allemands. Il faudra se pencher sur ce problème à l’avenir mais pour ce qui est du présent, on peut déjà se féliciter de l’arrêt de la Coupe de la Ligue. 

Et puis pour finir ce post, un mot pour vous dire à quel point je suis bouleversé par la mort de Kobe Bryant, que j’avais eu la chance de rencontrer un soir dans une boîte parisienne qui n’existe plus, le Milliardaire. À l’époque, je portais le modèle Kobe Bryant de chez Nike. Quand je suis entré dans la boîte, il était assis avec des amis et a repéré mes baskets. Il m’a alors fait signe de les rejoindre. J’avais passé une heure avec lui, un mec super souriant, super ouvert, qui n’avait pas du tout eu l’attitude arrogante qu’on pouvait parfois lui prêter sur les terrains de basket. Je n’ai pas perdu un proche mais j’ai perdu quelqu’un que je connaissais et qui m’avait surtout fait rêver pendant des années sous le maillot des Lakers. 

Pierrot