Paris au petit trot

Posté par Pierre Ménès le 6 Novembre 2019

Paris est qualifié, Paris n’a toujours pas encaissé de but, Paris a marqué pour la 28e fois consécutive en Ligue des Champions et Paris peut se permettre de perdre à Madrid et de battre une équipe de Galatasaray en perdition dans ce groupe pour assurer la première place. Voilà, je viens de faire le tour des choses positives à retenir après ce match face à Bruges. Maintenant, on va parler du reste et notamment de cette infâme bouillie que les Parisiens nous ont servie pendant 90 minutes. Avec une absence de jeu difficile à comprendre puisque c’était la même équipe que contre l’OM. 

Alors évidemment, les Belges ont joué de façon beaucoup plus intelligente que Marseille, en pratiquant un pressing plus agressif et plus précis, avec surtout une bien meilleure assise défensive. Si ce match pénible a un mérite, c’est de donner encore un peu plus de crédit au 5-0 du match aller à Bruges, il y a quinze jours. Parce que je me souviens des commentaires d’après-match, on avait l’impression que le PSG venait de battre l’AS Bon Conseil ou Arles. Cela remet les choses en place. On a aussi oublié que cette équipe avait mené 2-0 au Bernabeu.

Oui, les belges ont été bons et Paris n’a jamais réussi à mettre son jeu en place. Certains joueurs m’ont semblé moins bien qu’il y a quelques semaines. Je pense à Marquinhos, à Gueye dont le retour de blessure est un peu laborieux, à Verratti qui a joué trop bas, à Di Maria qui a pioché un peu, et à Mbappé qui n’a jamais été servi et s’est un peu enfermé dans ses dribbles. En même temps, en le mettant sur un côté, à part dribbler ou jouer en retrait, il n’avait pas cinquante mille solutions. Et puis Icardi, qui ne touche quasiment jamais la balle, a encore marqué. L’Argentin était une nouvelle fois bien placé à la réception d’un centre raté de Dagba que personne ne touche au premier poteau.

La deuxième période a été pénible à suivre, avec un PSG sans idée, sans changement de rythme et avec un coaching de Tuchel qui, compte tenu des circonstances, m’a semblé très tardif. On aurait aimé voir Cavani plus longtemps, voir Sarabia apporter un peu de sang frais et d’imagination au milieu. Paris peut aussi remercier le duo Diagne-Navas sur le penalty accordé aux Belges, puisque l’attaquant sénégalais du Club Bruges a tiré trop mollement et le gardien costaricien a réussi à garder sa cage inviolée. 

Un penalty concédé par Thiago Silva, la seule erreur du défenseur brésilien qui, par ailleurs, a été étincelant pendant toute la rencontre. Voilà, il est évident que ce match restera une péripétie dans la saison européenne du PSG. Mais là, ponctuellement, après la défaite à Dijon, cela n’incite pas à un optimisme béat. Il faut maintenant que le PSG récupère un peu d’énergie. Et je vais clore ce post avec un petit clin d’oeil à ceux qui disent que le PSG joue mieux sans Neymar. Je ne sais pas qui peut être assez bête pour croire ça.

Pierrot