Paris easy, Lyon au bout de l'ennui

Posté par Pierre Ménès le 12 Février 2020

Les quarts de finale de la Coupe de France ont commencé mardi avec la qualification sans souci et sans surprise de Rennes face à Belfort, au stade Bonal. Les Belfortins ont offert une opposition tout à fait honorable à des Bretons qui ont profité de ce match pour se rassurer offensivement, avec des buts marqués par trois attaquants, Raphinha, Niang et Siebatcheu. une bonne soirée pour le Stade Rennais, qui va disputer sa deuxième demi-finale en un an et peut toujours espérer conserver son trophée.

Mercredi, un demi-PSG a suffi pour exploser une équipe de Dijon pas incohérente dans le jeu mais qui a fait trop de cadeaux sur le plan défensif. Déjà, quand tu marques un but contre ton camp au bout de 45 secondes de jeu, tu te mets des bâtons dans les roues. L’égalisation de Chouiar est plutôt jolie même si je trouve le rebond du ballon assez curieux. Et juste avant la mi-temps, Amalfitano a perdu le ballon devant Mbappé, qui a filé au but et redonné l’avantage au PSG, qui a ensuite déroulé pendant le second acte avec un troisième but signé Thiago Silva, un doublé de Sarabia et un second CSC dijonnais pour Coulibaly. Un match sans aucun enseignement pour Paris, qui pourra se féliciter de ne déplorer aucune nouvelle blessure et de continuer à marquer énormément de buts.

Et puis j’attendais avec une certaine impatience l’Olympico programmé en soirée, au Groupama Stadium. J’étais sans doute trop naïf et optimiste. Entre une équipe de Lyon qui ne met pas un pied devant l’autre et une formation marseillaise qui montre de sérieux signes d’épuisement, on a eu droit à une innommable purge, d’un niveau technique effarant. Et dire que l’une est en 8e de finale de Ligue des Champions et l’autre 2e du championnat… Le premier acte a été vraiment abject, avec des séquences de jeu dignes d’un match de quartier. Et encore, ça joue plus technique que ça dans les matchs de quartier. 

J’ai bien cru qu’on allait devoir s’infuser une prolongation quand Dembélé a vu son péno bien repoussé par Pelé, mais finalement on peut tous remercier Aouar d’avoir marqué ce but qui nous a permis d’aller nous coucher un peu plus tôt et de ne pas s’infliger 30 minutes supplémentaires de pensum. Lyon n’a aucun fil conducteur dans son jeu. Aucun. Et les Marseillais ont un pouvoir offensif très limité. Quand tu joues avec Lopez à droite, Payet qui fait ce qu’il peut - et le fait plutôt bien avec les rares ballons qu’il touche - et un fantôme au poste d’avant-centre, c’est impossible de marquer. La sortie de Payet n’a évidemment rien arrangé et aurait pu faire craindre le pire aux supporters olympiens, mais Villas-Boas s’est montré plutôt rassurant sur l’état de son indispensable capitaine.

Pierrot