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Paris gagne mais ne rassure pas

Posté par Pierre Ménès le 23 Février 2020

Ce dimanche de Ligue 1 a commencé par un Saint-Etienne-Reims horrible entre des Verts en perdition en termes d’intentions de jeu et de confiance et des Champenois qui se contentent systématiquement du minimum. C’est bien de se gargariser d’avoir la meilleure défense du championnat mais quand tu joues contre une équipe en pleine panade psychologique et tactique, tu dois appuyer sur l’accélérateur pour prendre les trois points. Au lieu de ça, Bouanga a ouvert le score de la tête et on pensait que Reims allait perdre. Et puis il y a eu ce penalty concédé dans les arrêts de jeu par M’Vila qui touche un peu le talon de Dia et qui transforme une victoire qui aurait fait du bien en match nul qui laisse les Stéphanois dans une situation toujours aussi inquiétante. 

À 17h, Rennes-Nîmes a démarré avec un but de Nolan Roux au bout de 34 secondes de jeu, joli but au demeurant qui a mis les Crocos sur les bons rails, d’autant que Rennes tardait à mettre son jeu en place, avec beaucoup d’approximation. Heureusement pour les Bretons, Niang a rapidement égalisé d’une reprise en déséquilibre un peu heureuse qui prend Bernardoni à contre-pied. Le match a basculé en début de seconde période lorsque Briançon a été expulsé pour une cravate sur Camavinga. Alors je veux bien écouter les excuses et les explications des Nîmois, que ce n’est ni volontaire ni une agression. Mais bon, à vitesse réelle c’est plus qu’impressionnant, c’est choquant. Il a pourtant fallu attendre la 89e minute pour que Rennes prenne enfin l’avantage avec le doublé de Niang sur une tête à la réception d’un bon centre de Traoré. Ce succès arraché permet au Stade Rennais de conserver la 3e place. 

Et puis en soirée, on a eu droit à un match baroque au Parc entre une équipe de Paris qui a retrouvé son 4-4-2, mais pas son jeu. Tuchel avait encore sorti une surprise de son chapeau en titularisant Rico à la place de Navas, ce qui ne s’est pas avéré être l’idée de l’année. Alors bien sûr, presque comme d’habitude en Ligue 1, Paris a marqué quatre buts. Mais il en a surtout encaissé trois avec, comme à chaque match, son lot de contrariétés. Avec la blessure derrière la cuisse de Thiago Silva, qui va peut-être le priver du match retour face à Dortmund. Et on a vu combien Paris était friable sur les coups de pied arrêtés défensifs quand son capitaine Brésilien et son jeu de tête n’est pas là. Un premier coup dur.

Le second, c’est l’expulsion de Neymar, qui voulait retrouver du rythme et qui va finalement passer dix jours sans jouer - s’il ne prend qu’un seul match de suspension. Une exclusion consécutive à un excès de nervosité en toute fin de match qui ne se justifiait pas puisque Paris était devant au score et qu’il n’y avait aucune raison de péter un plomb comme cela. De toute façon, cette équipe de Paris a encore une fois semblé très nerveuse. Le club a trois matchs pour essayer de corriger ça parce que ce succès compliqué face à Bordeaux était tout sauf rassurant. Le seul à vraiment rassurer hier soir a été Cavani, auteur de son 200e but sous le maillot parisien.

L’Uruguayen a marqué un très joli but de la tête sur une passe de Di Maria avant d’adresser lui-même une passe décisive à Mbappé en seconde période. Il a montré une grosse générosité mais a aussi raté deux énormes occases, à l’image du Matador qu’on connaît depuis maintenant sept ans qu’il est au PSG. Ce qui est sûr, c’est qu’il est beaucoup mieux physiquement. Il faut maintenant que tout le monde se calme au PSG, ce serait pas mal que Leonardo prenne la parole pour recadrer les choses, remettre l’équipe sur le droit chemin et retrouver une sérénité qui semble à l’évidence perdue.

Pierrot