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Paris régale, Marseille trop court

Posté par Pierre Ménès le 9 décembre 2020

Voilà, le PSG termine donc premier de sa poule après son large succès sur Basaksehir. Il faudra quand même avoir de la mémoire et se souvenir que le parcours des Parisiens n’a pas été facile, loin de là. Deux confrontations plus que compliquées face à Leipzig, une débâcle au Parc face à Manchester… Il y a aussi eu des bons moments : la belle réaction collective à Old Trafford et ce match très agréable face au club turc. Un match qui a repris à la 14e minute après les incidents de mardi sur lesquels nous ne reviendrons pas, si ce n’est pour souligner le très beau cercle formé par les 22 joueurs, à genoux et le poing levé pendant l’hymne de la Ligue des Champions,. 

Pendant 70 minutes, on a eu droit à « Neymar l’enchanteur », celui que certains osent appeler « la starlette ». Eh bien la starlette vous souhaite bien le bonjour : trois buts, un penalty provoqué et à la construction sur le dernier but. Décisif 65 fois en 65 matchs en LDC. Je sais que ça ne sert à rien d’essayer de convaincre les rageux mais je me tue à répéter depuis qu’il est à Paris qu’on a une chance inouïe d’avoir un joueur aussi exceptionnel dans une équipe française. Son premier but est fantastique : petit pont et frappe enroulée dans la lunette. Il est bien servi par Mbappé sur le deuxième, il provoque le penalty sur le troisième - et le laisse à l’attaquant français qui met fin à sa disette en LDC -, une nouvelle frappe magnifique en dehors des 16 mètres pour le quatrième et avant-dernière passe pour Di Maria qui glisse une offrande à Mbappé sur le cinquième… 

Une nouvelle fois, Tuchel avait innové avec un 5-3-2 qui pouvait sembler très défensif pour affronter au Parc une équipe du niveau de Basaksehir mais qui s’est avéré assez équilibré au final. Et puis, Di Maria est rentré au milieu de terrain. C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup, que j’ai envie de voir depuis de longues saisons au PSG et qui va peut-être, je dis bien peut-être, devenir réalité dans les semaines qui viennent. Avec lui et Verratti au milieu devant une sentinelle (Paredes ou Danilo, au choix), l’entrejeu parisien offrirait de nouvelles perspectives…

L’OM inoffensif

Le match s’est déroulé dans un excellent climat et avec un bon arbitre, qui a fait preuve de psychologie alors qu’il aurait pu expulser Crivelli qui, quel que soit le maillot qu’il porte, reste un effroyable bourrin. Le boulot est fait pour le PSG, qui sera tête de série pour les 8e de finale et n’aura pas de suspendu - alors que Neymar, Verratti et Paredes étaient sous la menace. C’est donc une belle soirée. Il faut maintenant espérer que la phase à élimination directe en février se fera avec du public dans les stades, parce qu’il y en a marre de ces matchs joués devant des sièges vides.

Et puis en soirée, l’OM y a cru pendant une mi-temps. Alors que Porto menait sur le terrain de l’Olympiakos, en tenant le nul à l’Etihad Stadium devant une équipe de City remaniée et peu inspirée, les Olympiens étaient virtuellement qualifiés pour la Ligue Europa à la mi-temps. Seulement, les joueurs de Villas-Boas ont craqué dès la reprise sur un but de Torres. À partir de là, City a confisqué le ballon et Marseille, pas au niveau physiquement et inoffensif devant - Thauvin et Germain ont été inexistants, seul Payet m’a semblé en progrès - a encaissé deux autres buts. 

L’OM n’a pas été ridicule sur ce match et s’est même procuré quelques occasions mais termine donc son aventure européenne comme il l’avait commencée : avec une défaite. Le bilan final est donc le suivant : une victoire acquise grâce à deux penalties et cinq revers concédés sans marquer. C’est trop peu. Et ce n’est pas sur ce match face aux joueurs de Guardiola qu’il faut avoir des regrets. En revanche, les Phocéens pourront s’en vouloir de ne pas avoir poussé la semaine dernière pour marquer ce troisième but face à l’Olympiakos qui leur aurait donné le goal-average particulier vis-à-vis des Grecs.

Pierrot