Paris s'en sort, Lille n'avance plus

Posté par Pierre Ménès le 9 Novembre 2019

La journée a commencé vendredi avec un assez triste Nice-Bordeaux disputé sous mes yeux. Un match globalement dominé par les Girondins face à une équipe de Nice qui a quand même beaucoup de mal à tenir le ballon au milieu et dont l’efficacité ne repose que sur les inspirations d’Ounas et les rushes d’Atal. C’est sur un superbe centre de ce dernier que Lees-Melou a ouvert le score de la tête. Après le repos, Nsoki a perdu son seul duel du match face à Kamano, concédant un penalty que Briand a transformé. 

Samedi après-midi, le PSG est allé l’emporter péniblement à Brest, dans un match que les Parisiens ont une nouvelle fois joué sans idée, sans envie ni intensité. Di Maria a ouvert le score sur un bon ballon de Draxler sur la première occase parisienne. Et puis, la deuxième période s’égrenait laborieusement côté parisien, les Brestois eux jouaient intelligemment, sur un bon tempo et livraient une prestation intéressante. Ils en ont été récompensés avec l’égalisation de Grandsir, sur une fort jolie frappe du gauche. 

Et puis il s’est passé ce qui va occuper les médias pendant quelques jours, à savoir la sortie de Cavani à la 80e minute, remplacé par Icardi. Certains diront que c’est encore un manque de respect pour le Matador. De toute façon en ce moment, on a l’impression que, quoi que fasse Tuchel, il manque de respect à Cavani. Alors que, peut-être que pour un premier match titulaire après deux mois d’absence, 80 minutes c’était déjà bien suffisant.

Monaco à un point du podium

Le problème, c’est qu’Icardi a donné la victoire à Paris sur son premier ballon, à la réception d’un centre de Choupo-Moting raté par la défense brestoise. A l’arrivée, il n’y a pas grand chose à dire de positif sur le PSG dans ce genre de match. Mais il serait grand temps que ce club récupère ses forces vives et qu’un jour prochain, on voit Neymar et Mbappé débuter un match ensemble. Même si, évidemment, ce n’est pas un argument valable lorsqu’un club de cette dimension sportive et financière se déplace à Brest.

Et puis en soirée, Strasbourg a cultivé son paradoxe, avec cette quatrième victoire consécutive à la Meinau alors que les Alsaciens n’ont toujours pas marqué le moindre but à l’extérieur. Les joueurs de Laurey en ont inscrit quatre et comme par hasard, cette équipe fonctionne mieux en 4-4-2 avec deux pointes qu’à cinq derrière avec une seule. Un but d’Ajorque, un doublé de Mothiba et un sublime coup-franc de Liénard - qui est définitivement l’âme de ce club - ont scellé la victoire strasbourgeoise. Et puis, Monaco a battu péniblement Dijon sur un but de Golovin. Et on s’aperçoit que l’ASM, qui était encore relégable il y a quelques journées se retrouve maintenant à un point du podium. Ce qui n’a rien de surprenant dans ce championnat qui n’a, pour l’instant, ni queue ni tête. 

Enfin, dans le match au sommet de cette journée, Reims et Angers n’ont pu se départager au terme d’un match fermé et très décevant qui s’est achevé sur un triste 0-0. Tout comme Lille-Metz, un match globalement dominé par des Lillois qui se sont montrés une nouvelle fois imprécis dans le dernier geste et qui, lorsqu’ils l’étaient, sont tombés sur un très bon Oukidja qui a repoussé toutes leurs tentatives, en particulier celles d’Osimhen. Un petit point qui permet néanmoins à Metz de quitter la zone de relégation et aux Nordistes de prendre la troisième place. En attendant les matchs de dimanche, et notamment cet alléchant Olympico…

Pierrot