Quand Paris se la joue tactique

Posté par Pierre Ménès le 15 Janvier 2020

C’est drôle parce qu’après le match de dimanche soir, j’avais l’impression qu’on venait de vivre un drame national. Pour schématiser, quand Paris met cinq buts à son adversaire, Paris écrase la Ligue 1, il n’y a pas de suspense et c’est nul. Et quand une équipe a l’outrecuidance de bien jouer au Parc, Paris est nul. Donc dans tous les cas, Paris est nul. Le match d’hier soir à Louis II s’est avéré très différent de celui de dimanche. D’abord parce que dimanche, seuls deux parisiens avaient été bons - Navas et Neymar - alors qu’en face, quasiment tous les Monégasques avaient été performants. Pour voir le scénario de dimanche se reproduire, il aurait fallu que ces deux constats se reproduisent également. Et ça n’a pas du tout été le cas. 

D’abord, les Monégasques ont tous été moins bons, sauf Lecomte. Et puis Tuchel avait retenu les leçons tactiques du match de dimanche. Au-delà du fait de jouer à quatre devant, c’est surtout d’avoir eu en même temps deux latéraux très hauts qui avait déséquilibré l’équipe. Hier soir, Dagba avait pour but premier de bloquer Baldé tout le match et Kurzawa, qu’il est de bon ton de railler en permanence, a bien tenu Gelson Martins. Enfin, le plus important c’est que Di Maria a joué au milieu. Enfin. Depuis qu’il est à Paris, on s’est souvent demandé pourquoi on ne voyait pas le Di Maria champion d’Europe avec le Real en 2014 ? 

Positionné plus bas, on a vu un Di Maria qui défend, qui tacle et qui délivre une magnifique passe décisive sur le premier but. Après, Mbappé qui n’avait pas été adroit dimanche a mis deux buts en se montrant cette fois chirurgical, Neymar a marqué son petit penalty et Sarabia a marqué sur son deuxième ballon… Malheureusement, ce match a été terni par l’arbitrage pathétique de monsieur Letexier, que je considère - et je le dis souvent - comme le plus mauvais arbitre français. Alors il est jeune, il est beau gosse et il est bien peigné, mais il siffle tout à l’envers. Il laisse jouer quand il y a faute, siffle quand il n’y a rien. Et ne parlons pas du péno accordé à Paris qui est un vrai gag. 

Maintenant, Letexier est zéro on est bien d’accord, mais que font les mecs de la VAR ? Sur le premier but, l’angle de la caméra ne permet pas de voir si Mbappé est hors-jeu de cinq centimètres, ou pas. Mais sur le penalty… Et alors le pompon sur le pompon, le combo infernal, c’était Varela quatrième arbitre. Qui pour avoir droit à ses gros plans, est allé cafter deux fois à Letexier. Dieu merci, lui n’arbitre plus en Ligue 1. Voilà, Paris a désormais huit points d’avance et a peut-être trouvé la solution pour faire jouer les quatre fantastiques ensemble, avec ce recul de Di Maria au milieu. 

Il y avait deux autres matchs en retard, et notamment un très mauvais Nîmes-Rennes, avec des Gardois qui font ce qu’ils peuvent mais qui peuvent peu et des Bretons toujours aussi faibles sur le plan offensif et qui n’ont dû leur salut qu’à une reprise pleine d’instinct d’Hunou sur un ballon mal dégagé de la tête par Martinez. Les hommes de Stéphan avaient gâché leur joker en perdant à domicile face à l’OM et récupèrent ainsi les trois points perdus. Et puis en parlant d’arbitrage et de VAR, je conseille à ceux qui ne l’ont pas vu de se régaler avec le replay d’Amiens-Reims, pendant lequel on a frôlé le grand n’importe quoi. Avec notamment ce premier penalty évident pour Reims mais non sifflé parce que la VAR ne fonctionnait pas. A ce niveau, les journées se suivent et se ressemblent…

Pierrot