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Rennes et Paris coincent

Posté par Pierre Ménès le 20 novembre 2020

Sale début de journée pour les équipes de tête… Rennes a ouvert le bal avec une défaite au Roazhon Park face à une équipe de Bordeaux que j’ai énormément critiquée depuis le début de la saison, à juste titre tant les Girondins faisaient preuve d’apathie et d’un manque total d’idée dans le jeu. Hier soir, on a vu une vraie équipe, solidaire, qui a livré une belle première mi-temps et a ouvert le score sur un très joli but signé Ben Arfa, l’ancien Rennais se rappelant au bon souvenir de Julien Stéphan. Avec beaucoup de courage et les efforts de tous, la formation de Gasset a tenu le choc. Alors certes, Rennes a touché deux fois le poteau, par Del Castillo d’une frappe enroulée du gauche et par Doku sur une frappe croisée. 

Mais cela n’excuse pas la prestation de cette équipe bretonne qui a cruellement manqué d’imagination. J’ai l’impression que le Stade Rennais a perdu le fluide et que, comme on pouvait le craindre, les défaites en Ligue des Champions ont fait beaucoup de mal à la confiance éclatante du début de saison. Nzonzi n’a pas joué et autant je le trouve inutile avec l’équipe de France, autant il est quasi-indispensable avec les Rouge et Noir. Les chiffres sont là, implacables : cela fait une seule victoire lors des dix derniers matchs toutes compétitions confondues et un net recul au classement en Ligue 1. Cela commence à devenir problématique…

Et puis à 21 heures, on a eu droit à un super match entre Monaco et Paris. Alors c’est vrai que le PSG était très diminué, mais l’ASM aussi : quand il manque Lecomte, Aguilar et Ben Yedder, c’est beaucoup pour une équipe aussi jeune. Toujours est-il que sans monsieur Turpin, le champion en titre aurait dû mener 3-0 à la mi-temps, Mbappé marquant ses 98e et 99e buts en L1 avant que Keane n’inscrive le troisième. Un but totalement valable mais refusé de façon incompréhensible par monsieur Turpin et par la VAR. Une décision inique et scandaleuse, qui a évidemment faussé le match parce qu’à 0-2 les Monégasques étaient encore en vie, à 0-3 le match était plié. 

Après le repos, les esprits chagrins diront qu’on a vu la différence entre un entraîneur qui maîtrise la tactique et l’autre qui ne sait pas. La sortie de Geubbels et l’entrée de Fabregas ont totalement modifié le visage de l’équipe monégasque. Maintenant, je veux bien qu’on dise tout ce qu’on veut concernant Tuchel, on a aussi vu une équipe qui a joué avec ses moyens et son enthousiasme et une autre qui préparait son match de Ligue des Champions puisque Mbappé et Di Maria sont sortis, que Neymar est rentré tardivement et que Marquinhos n’a pas joué… Cela n’enlève rien à la seconde période éclatante de la jeunesse monégasque, qui a égalisé grâce à un doublé de Volland à l’issue d’un vrai temps fort pendant lequel Navas avait sorti de beaux arrêts. 

Il est bien évident que, malgré toute leur bonne volonté, ni Dagba ni Diallo n’ont le niveau pour jouer dans un club comme le PSG. Diallo, c’est penalty à chaque fois, ça commence à à devenir un vrai souci. Cette fois, il perd le ballon aux abords de la surface puis ceinture Volland ce qui lui a logiquement valu un carton rouge. Un péno transformé par Fabregas. C’est la troisième défaite en onze matchs pour Paris cette saison. Une saison très spéciale dans la mesure où Tuchel n’a jamais pu aligner son équipe-type. Mais il faut aussi saluer la qualité de la seconde période monégasque et les promesses de cette équipe qui joue un football assez épatant et devient un candidat de plus pour le podium. 

Pierrot