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Rennes sorti, Paris vernis

Posté par Pierre Ménès le 24 novembre 2020

En fin d’après-midi, Rennes a été éliminé de la Ligue des Champions, ce qui est probablement la meilleure chose qui pouvait arriver aux Bretons dans l’optique du championnat. Les trente premières minutes ont été très compliquées pour les protégés de Stéphan, qui avaient beaucoup de mal à créer une relation satisfaisante entre le milieu et l’attaque et ont encaissé un but par Hudson-Odoi. Avec un Camavinga qui commence très sérieusement à piocher, ce qui est normal vu son âge et le nombre de matchs qu’il a joués ces derniers mois. Après cette entame difficile, le Stade Rennais s’est bien repris en fin de première période, avec quelques occasions. 

La seconde mi-temps a été plus serrée même s’il faut reconnaître que Chelsea ne forçait pas plus que ça et les Bretons ont été récompensés de leurs efforts par une belle tête de Guirassy sous la barre sur un corner de Bourigeaud. Malheureusement, ils ont craqué dans les arrêts de jeu, un ballon perdu au milieu par Grenier parvenant jusqu’à Werner dont la frappe repoussée par Gomis était reprise d’une jolie tête par Giroud. À l’arrivée, c’est une meilleure prestation qu’à Stamford Bridge mais une nouvelle fois, on ne peut que constater que la barre est trop haute pour les Rennais, qui devront aller jouer la 3e place à Krasnodar, où il faudra marquer pour être reversé en Ligue Europa.

En soirée, on a eu droit à un merveilleux match d’un PSG plein de panache et d'allant. Quand tu as Neymar et Mbappé dans ton équipe et que tu dois absolument gagner, tu ne peux que jouer l’offensive, surtout face à une équipe portée vers l’avant et qui connaît quelques problèmes défensifs. Tu prends des risques, tu attaques, tu joues avec quatre joueurs offensifs… Mais bien sûr que non ! Tuchel a décidé tout l’inverse avec une tactique de gagne-petit, pour ne pas dire de pleutre. Et quand tu veux jouer comme un pleutre, tu joues comme un pleutre.

Verratti, seule éclaircie

Pendant tout le match, les Parisiens ont été indignes d’un finaliste de la Ligue des Champions, indignes des couleurs et du budget du PSG. Alors j’imagine que mes confrères vont tomber sur Neymar et Mbappé mais… qu’ils regardent le match ! On a vu le même Neymar que contre Manchester, avec un milieu de terrain qui ne fait jamais avancer le ballon de plus de cinq mètres, contraignant le Brésilien à venir le chercher dans sa moitié de terrain. Et si pour créer une action il est obligé de faire quarante mètres en portant le ballon et en dribblant quatre joueurs allemands, c’est juste impossible. 

Quant à Mbappé, il a attendu le ballon devant, comme un pauvre hère. À leur décharge, les deux ont fait le boulot défensivement. Mais voilà, tu joues à domicile - même si je sais bien qu’en ce moment cela ne veut pas dire grand chose - contre une équipe très joueuse et tu fais défendre toute ton équipe ainsi que deux des meilleurs attaquants du monde. C’est incompréhensible. J’entends certains dire que l’équipe est en autogestion… Si c’est le cas, ce ne sont certainement pas Neymar et Mbappé qui ont décidé de courir après la balle pendant quatre-vingt-dix minutes. 

En plus, Paris a remporté ce match informe grâce à un penalty-cadeau - je ne comprends toujours pas comment la VAR n’a pas invalidé cette décision en revoyant les images. Et le pire, c’est que Paris mériterait d’être éliminé mais fait une bonne affaire en prenant le goal-average particulier à Leipzig… Bref, cette soirée m’a fait mal au football et j’ai suffisamment taillé le jeu sans ambition de l’équipe de France pour ne pas me réjouir de cette victoire minable. Finalement, la seule bonne nouvelle de la soirée est venue du retour de Verratti. Le petit Italien a tout de suite enchaîné les passes et les dribbles. Dans cette équipe qui sera hors du coup physiquement jusqu’à la trêve hivernale, pendant laquelle elle aura droit à un vrai repos, l’apport de Verratti peut être un facteur très important pour les prochains matchs du PSG. Seize minutes de jeu pleines d’espoir pour lui et pour la qualité de jeu pour le moment inexistante de cette équipe. 

Pierrot