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Si loin, si proche...

Posté par Pierre Ménès le 23 août 2020

Je vais commencer ce post avec quelque chose de très basique : la meilleure équipe l’a emporté. Comme on pouvait l’imaginer, dans ce match le PSG a eu trois grosses occasions. Mais il ne les a pas converties. Sur la première pour Neymar, bien servi par Mbappé, Neuer fait un miracle, avec beaucoup de réussite. Évidemment, sur la seconde, Mbappé servi en retrait par Herrera frappe au milieu du but et beaucoup trop mollement. Et puis il y a Marquinhos, qui s’est lui aussi heurté au pied droit recourbé façon gardien de hockey du géant allemand, imbattable hier soir. Voilà pour les trois grosses cartouches parisiennes du match, auxquelles on peut ajouter la tentative de Choupo-Moting en fin de match. 

Au final, le bilan est le même que pour Lyon en demi-finale : quand tu as des occasions face au Bayern, il faut les mettre au fond. Sinon, tu es puni. Le PSG n’a été puni qu’une seule fois, sur la tête de Coman, un joueur qu’il a formé. C’est une courte défaite qui laisse des regrets par rapport à la maladresse offensive des Parisiens. Une maladresse qui s’était déjà vue face à l’Atalanta et à un degré moindre contre Leipzig. Et puis, le PSG a été très nettement dominé dans la possession de balle et a trop souvent paniqué dans la relance face au pressing parfaitement coordonné du Bayern, qui l’obligeait souvent à dégager à l’emporte-pièce. 

Du coup, Neymar a touché un nombre famélique de ballons quand Mbappé n’en a touché que 28. Pour mettre en place un jeu offensif cohérent, c’est évidemment trop peu. Dans les commentaires d’après-match, les attaquants du PSG vont être tenus pour responsables de la défaite. Di Maria, malgré quelques éclairs, a été fantomatique dans le jeu. Quant à Mbappé, le seul que je lui fais - mais c’est un très gros reproche - c’est d’avoir raté cette occase énorme en fin de première période. Le reste du match, il n’a jamais joué dans l’axe et il a défendu beaucoup plus qu’on ne l’a jamais vu faire un Ligue 1. Et il a essayé d’accélérer sur les quelques rares ballons qu’il a eus. 

Mais évidemment, le symbole de cette équipe, c’est Neymar. Après la demi-finale, j’avais dit que le PSG était quasiment imbattable quand Neymar était au top. Hier soir, il a complètement raté son match. Il n’a quasiment pas touché le ballon en première période et après le repos, il a tout raté. Soit en se mettant trop de pression, soit en s’agaçant de recevoir aussi peu de ballons face au jeu. Pour tenir un peu mieux le ballon, il aurait fallu que Verratti soit en état de jouer. Or, son entrée a montré qu’il ne l’était pas. Alors voilà, c’est un échec comme le foot français en a l’habitude. Mais cela reste une finale. Même si la déception est immense, la saison avec ce quadruplé et cette courte défaite face à une équipe qui a largement remporté tous ses matchs en LDC cette saison - il suffit de voir le parcours des Bavarois dans ce Final 8 - restera réussie. 

Désormais, le plus dur pour Paris va être d’aller jouer à Lens dans six jours. Avec une équipe qui devrait considérablement tourner. On devrait voir Icardi qui a disparu de la circulation sur et en dehors du terrain, Sarabia et d’autres. Il va falloir que le PSG se remette de cet échec et active son mercato. Parce que, après une première mi-temps plus que correcte, Kehrer a explosé face à Coman et il va peut-être falloir trouver un autre joueur à dimension technique au milieu pour pallier aux absences répétées de Verratti. 

Pierrot