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Tempête offensive au Parc

Posté par Pierre Ménès le 10 février 2020

Assez tristoune, ce Montpellier-Sainté qui a ouvert ce dimanche, avec une équipe héraultaise qui a joué assez rapidement à dix après une faute de Sambia en position de dernier défenseur, expulsion décidée par la VAR puisque l’arbitre avait donné penalty et jaune dans un premier temps. Malgré tout, les Verts avaient fait un assez bon début de match et c’est un peu contre le cours du jeu que le MHSC a ouvert le score sur un joli centre de Sambia pour la tête décroisée de Delort. 

Après le repos, des Stéphanois d’une tristesse inouïe n’ont jamais réussi à mettre vraiment mettre en danger leur adversaire malgré leur supériorité numérique. Alors comme je l’ai dit au CFC, je veux bien que Puel ait pris une équipe mal en point, je veux bien qu’il y ait des blessés, je veux bien que certains tirent la langue. Mais avant de penser à la saison prochaine, où l’on va voir ce qu’on va voir sous la haute juridiction de Puel, il va falloir que les Foréziens pensent à sauver leur place en L1 parce que le barragiste n’est plus qu’à 4 points. 

À 17h, j’avoue bien humblement que je m’attendais à voir le troisième 0-0 de la saison entre Strasbourg et Reims. Mais les Alsaciens ont su forcer leur destin en seconde période, après un premier acte plutôt bien maîtrisé sur le plan de l’intensité. Djiku a ouvert le score de la tête après un coup de billard sur corner, Waris a inscrit son deuxième but en deux matchs sous ses nouvelles couleurs sur un super service d’Ajorque, avant que Lala transforme un penalty pour une faute assez inutile sur Carole. Strasbourg est désormais 6e - ce qui ne veut pas dire grand chose avec six équipes en trois points. Quant aux Rémois, ils ont montré une fois de plus qu’à part bien défendre, ils ne savent pas faire grand chose d’autre sur le terrain. Et comme ils n’ont pas bien défendu hier, cela s’est soldé par une défaite à peine plus courte que l’an dernier, quand ils en avaient pris quatre à la Meinau.  

Et puis, à cause de la tempête Ciara, l’affiche du soir a longtemps été en suspens. Quand on voit ce qui s’est passé sur la pelouse du Parc, il aurait été dommage d’en être privé. On a vu un match remarquable, avec un bon premier quart d’heure des Lyonnais qui pressaient haut. Le problème dans ces cas-là, c’est que le PSG est tellement fort dans les sorties de balle que, si ça passe, il te tue derrière, à l’image du premier but. Le ballon est récupéré par Kurzawa dans sa surface. Six passes plus tard, Gueye transmet à Di Maria et l’Argentin ouvre le score d’une frappe sèche au premier poteau, face à un Marçal qui défend très mal sur l’action.

Masterclass de Leo

Le second but vient d’une action où Icardi obtient deux contres favorables à la niaque, le ballon arrive jusqu’à Meunier qui donne à Mbappé auteur d’un subtil piqué du droit. Le troisième est un gag. Mbappé lance Draxler dont le centre est dégagé par Thiago Mendes sur… Draxler dont le second centre est repris par… Marçal qui marque contre son camp d’une frappe sous la barre ! La plus grosse frappe du match. Le PSG se baladait et affichait une force collective rarement vue à ce niveau cette saison. Et puis tout s’est déréglé avec la réduction du score des Lyonnais. La passe de Cherki passe entre les jambes de Kimpembé et la frappe de Terrier n’est qu’effleurée par Navas qui se troue un peu sur le coup.

Cela semblait être une péripétie, mais un mauvais alignement de Kimpembé a permis à Aouar de lancer Toko-Ekambi qui a bien servi Dembélé pour le but du 3-2. Un scénario qui ressemblait un peu à celui du match à Nantes, où Paris avait les choses en main avant que Kimpembé plombe son équipe. Après cela, mis à part une grosse occasion de 3-3 sur laquelle Dembélé expédie le ballon au ras du poteau de Navas, le PSG a repris le match en main et s’est mis à l’abri avec un joli jeu de passe conclu par un super décalage de Mbappé pour Di Maria dont la remise est envoyée au fond par Cavani. Le 199e but du Matador sous le maillot parisien, ce qui a évidemment provoqué la liesse du Parc. 

Au final, c’était un beau match que le champion de France a amplement mérité de gagner. Le moins bon sur la pelouse a encore une fois été monsieur Turpin, qui aurait très bien pu expulser Kimpembé pour une faute sur Dembélé qui annihilait clairement une occasion de but. Mais il aurait aussi dû donner un péno à Paris en fin de match pour une faute de Rafael sur Sarabia et comment est-il possible qu’il n’ait pas expulsé Marcelo, dont le comportement sur le terrain est régulièrement inadmissible, pour son coup de pied volontaire à Mbappé ? Toujours est-il que c’est une très mauvaise opération pour l’OL, qui se retrouve à 8 points du podium et va connaître une semaine décisive avec la réception de l’OM mercredi en Coupe et celle de Strasbourg dimanche en Ligue 1.

Et un dernier mot pour évoquer l’intervention de Leonardo pendant le debrief du CFC. On a assisté à une masterclass de communication. Le Brésilien a réglé des comptes, asséné aussi quelques vérités. Notamment sur le fait que le PSG est dans une super dynamique et qu’il n’y a pas tant de raisons que ça d’avoir peur de Dortmund, mis à part une hypothétique malédiction qui frapperait le club. Quand Haaland a marqué 7 buts lors de ses 3 premiers matchs, c’est tout juste s’il n’allait pas détruire le PSG à lui tout seul. Mais quand Dortmund perd 4-3 à Leverkusen ce week-end, je n’entends pratiquement rien à ce sujet. Il y a aujourd’hui une psychose savamment entretenue par certains, parce qu’évidemment le PSG qui se vautre en 8e de finale de LDC ça fait plus vendre que s’il se qualifie. Je me mets à la place de Leonardo. Quand tu es directeur sportif du club, ça doit être assez fatigant…

Pierrot