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Un miracle, pas deux

Posté par Pierre Ménès le 28 octobre 2020

Encore une belle soirée à la gloire du foot français… Ce mercredi de Ligue des Champions a débuté par la victoire quasi-miraculeuse du PSG à Istanbul. La prestation parisienne a oscillé entre le pathétique et le médiocre, avec une première période infâme, sans mouvement, sans pressing, sans envie, sans solidarité. Rien. Le néant. Le tout agrémenté par la blessure de Neymar, qui était touché depuis l’échauffement et qui a tenté le coup. Mais bon, il n’a quasiment pas tenté de dribble le peu de temps qu’il a passé sur le terrain, signe que cela n’allait pas.

Le repli défensif parisien a été catastrophique. Se faire ouvrir de cette façon par un bizut en LDC n’est pas rassurant du tout avant d’affronter Leipzig. Alors après, je veux bien que le PSG n’ait pas eu de préparation, qu’il déplore six blessés dont plusieurs joueurs majeurs dans l’entrejeu. OK. Mais franchement, avec l’équipe que Paris présentait sur le terrain, même sans Neymar il y avait largement de quoi faire mieux. 

Finalement, c’est l’invité surprise Moïse Kean qui a débloqué la situation en marquant de la tête sur un corner de Mbappé puis en reprenant d’un tir en pivot un centre de Sarabia involontairement détourné par Mbappé. L’attaquant italien fait partie des satisfactions de ce match, avec Danilo qui ne s’est pas si mal débrouillé en charnière, Kurzawa qui vient de sortir deux bonnes prestations consécutives et évidemment Navas qui, comme malheureusement trop souvent, a été le sauveur du PSG sur les nombreuses tentatives turques.

Un bilan accablant

En revanche, quand Tuchel déclare à la fin de la rencontre qu’il ne comprend pas le débat sur la présence de Marquinhos au milieu, j’ai envie de lui demander s’il a vu le match. Le Brésilien, dont je ne suis d’ailleurs pas persuadé qu’il soit à 100% physiquement après avoir vu ses replis défensifs en trottinant - cela ne lui ressemble pas du tout -, a été effroyable au milieu du début à la fin. Il y a beaucoup de choses à régler au sein du club parisien et rien n’incite à l’optimisme pour la suite de cette phase de poules. 

Et puis comme prévu, Rennes s’est incliné à Séville. On se doutait bien que les Bretons n’étaient pas de taille face à une équipe qui pratique un football assez exceptionnel à regarder, avec des solutions sur les côtés, un jeu à une touche précis, des ballons secs et francs, de la justesse technique... Enfin, tout de qu’on ne voit jamais en Ligue 1, quoi ! Il a fallu un Gomis de gala pour que Rennes ne soit pas mené de trois ou quatre buts au repos, avec six arrêts et une transversale. L’équipe de Stéphan a un peu mieux tenu le coup défensivement après le repos, mais avec encore des arrêts de Gomis et une nouvelle transversale trouvée par l’excellent Jordan. Et elle a logiquement fini par s’incliner sur une volée de De Jong, bien servi par Acuña. 

Privé de Camavinga blessé et de Nzonzi suspendu pour un truc totalement farfelu, le milieu rennais avec Grenier dont c’était le deuxième match depuis février et Martin qui n’en avait pas joué beaucoup plus, a énormément souffert. Les rennais se sont battus avec courage mais face à une équipe de ce niveau-là, c’est clairement insuffisant. Avec un point en deux matchs et une double confrontation à venir face à Chelsea, la qualification est très mal engagée pour les Bretons. Et une nouvelle fois, le bilan français de la semaine en Ligue des Champions est accablant, avec une victoire poussive et deux défaites. C’est d’une rare médiocrité. 

Pierrot