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Dans l'industrie du X, les farces sont toujours bien farcies

Les plus anciens d'entre vous ont connu « Surprise sur prise ! », l'émission de caméra cachée de feu Marcel Béliveau. Sur le même principe, le concept de « prank » a grandement fleuri sur les réseaux sociaux. Et le canular, version porno, ça donne quoi ?

Souriez, vous êtes filmés

Le prank, contraction en anglais de « practical joke », est ce que l'on peut appeler une farce ou un canular. Le principal objectif du prank est d'amuser, de taquiner, de créer chez la victime de l'embarras et de la confusion, et de divertir le public qui assiste à la scène. Le phénomène de l' « Internet prank » est née aux USA en 2012 et a connu un immense succès la décennie suivante sur Youtube notamment avec des « pranksters » comme TopNotch Idiots, Nelk, Ownage Pranks ou Roman Atwood. La France n'est pas en reste avec des petits farceurs ayant connu une certaine célébrité à l'image de Rémi Gaillard et Greg Guillotin, avec sa série de caméras cachées « Le pire stagiaire ». Si ces actions fonctionnent auprès du public, c'est avant tout parce qu'elles reposent sur le ressort du voyeurisme, de la surprise, et avouons-le, une micro-pointe de sadisme. Mais plus profondément, et lorsqu'elles ne sont pas cruelles ou de mauvais goût, ces farces permettent une prise de conscience chez la personne dupée. Ainsi selon un article du New York Times « The purpose of pranks » : « Des recherches récentes suggèrent que l'expérience d'être dupé peut susciter une réflexion sur soi comme peu d'autres expériences le peuvent, fonctionnant comme un frein à l'arrogance ou à l'inconscience. » Surprise, étonnement, mise en scène, dérèglement des habitudes sociales sont pour résumer les grands piliers sur lesquels se bâtit le rire du prank. Oui, enfin, à condition de ne pas souffrir de sugrophobie (la peur d'être trompé)...

Quand le prank fait sauter la banque

Si l'on prend la recette du prank « mainstream » et que l'on y rajoute une bonne dose de pornographie, forcément, ça ne peut que marcher. À ce petit jeu, une performeuse française s'est particulièrement démarquée : Littleangel84. Avec des vidéos comme « Je teste la fidélité du mec de ma pote en lui demandant de m'enculer », « Je piège un inconnu sur Tinder pour une bonne baise »,« Je me tape le fils de ma patronne » ou encore « J'ai vidé les couilles de deux joggeurs », la belle vauclusienne a instauré un style qui s'est fait saluer par des millions de spectateurs sur les tubes. Une autre française, Miiana, a également percé dans ce genre en se mettant en scène par exemple dans « Je suce un étudiant à la sortie de l'école », « Je chauffe un plombier et il me baise dans la cuisine » ou « Je me fais enculer par le masseur », et a fait du prank une véritable matière à video. D'autres talents venus des US ont aussi exploité le filon : Sweetbuttocks, Horny Bitch Girl, Anna Sibster, Martina Smith... Quoiqu'il en soit, ces contenus ont des critères esthétiques similaires, on y retrouve une réalisation très faussement amatrice, les codes de la caméra cachés (voix anonymisée, caméra subjective), un ton très explosif et un hyper réalisme. Au risque de vous décevoir cependant, sachez que ces vidéos sont complètement scénarisées, ce qui n'enlève pas au prank son pouvoir jubilatoire..

 

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