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DRESSAGE : un film qui vous mettra au garde à vous !

Posté par Jean François Frontera le 23 décembre 2020
À la fois thriller psychologique, fable pornographique et plaisir d'esthète sado-masochiste, DRESSAGE est un film rare parmi les productions actuelles. Un petite pépite disponible ce mois-ci sur CANAL +, évidemment.
« Moi, j'aime l'amour qui fait boum »

Si le claquement d'un fouet, l'odeur du cuir, les nœuds de cordes et le mot « maitresse » vous excitent plus que tout, il y a de fortes chances pour que vous apparteniez à la grande et divine famille BDSM. Non, ce sigle n'a absolument rien à voir avec une quelconque sous-branche de la Scientologie, il signifie en anglais : Bondage, Discipline, Domination et Soumission, Sado-masochisme. Comme son nom l'indique, le BDSM regroupe un ensemble de pratiques sexuelles et consentantes utilisant la douleur, la contrainte, l'humiliation érotique et la mise en scène de fantasmes non-conformistes. Ainsi, on retrouve dans la littérature BDSM des subtiles joyeusetés comme la momification, les jeux de bougie, l'électro-stimulation, la privation d'orgasme, le facesitting, le fétichisme du pied, la fessée... On s'y amuse plutôt bien et ce grand terrain d'expérimentation, après avoir été le sujet le siècle dernier de magazines (Bizarre, Connoisseur, Caporal), a été mis à l'honneur par des studios pornographiques spécialisés comme Kink.com. KINK (2014), un intéressant documentaire produit par l'acteur James Franco vous dévoilera par ailleurs les coulisses des tournages assez « sportifs » de ce studio. Bref, bien que l'univers BDSM soit trop riche et complexe pour être résumé en quelques phrases, l'important est de retenir que ces pratiques sont contractuelles et ne relèvent d'aucune pathologie mentale.

Machination diaboliquement torride

De BDSM il sera donc question dans le bien-nommé DRESSAGE, notre film du mois, dont le scénario promet un bon lot de vicelardises aussi psychologiques que sexuelles. Ce film raconte donc l'histoire d'Aurélie, une vingtaine d'année, qui a quitté son job de pâtissière et son petit ami pour suivre une formation en gestion financière. Elle intègre alors un grand bureau de conseil en placement incarné et dirigé par Hélène, une femme glaçante, dominatrice et sûre d'elle. Etonnée par le CV d'Aurélie, Hélène la recrute à l'essai... Mais Aurélie nourrit un projet secret en intégrant cette entreprise puisque Hélène était auparavant DRH d'une multinationale ayant repris une entreprise familiale où la mère d'Aurélie travaillait. La machination diabolique est alors mise en place. Réputé pour sa réalisation sensible et fine (ELOGE DE LA CHAIR, JOUIR SANS ENTRAVES...), on peut compter sur l'oeil et la baguette de Jack Tyler pour orchestrer un excellent casting : Mya Lorenn, Lorenzo Viota, Lucy Heart, Ania Kinski, Giulia Lov... De quoi vous faire oublier les mièvreries de 50 SHADES OF GREY.

Et pour vous rafraichir la mémoire sur sa plastique à tomber, on vous offre ce petit moment avec Lucy Heart...

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