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Et vous les cam-girls, c'est votre came ?

Posté par Jean François Frontera le 27 octobre 2020
Profession née de la rencontre du travail du sexe, d'Internet et du « self-business », le camming est désormais un poids lourd de l'industrie pornographique. Mais que se trame-t-il réellement derrière la webcam ? Petite plongée dans un univers où la polyvalence est un maître-mot.
De l'art conceptuel à mastodonte du X

En 1996, une jeune artiste conceptuelle nommée Jenny Ringley crée « Jennicam », un site où elle filme minute par minute son quotidien. N'importe quel internaute muni d'un modem 56k assez puissant est alors invité à mater Jenny se laver les dents, boire un milkshake mais aussi et surtout se masturber avec un gode ou faire l'amour à un mec de passage. Le succès est tel qu'elle rend par la suite l'accès à « Jennicam » payant, traçant avec cette « proto télé-réalité » les contours d'un nouveau métier : celui de cam-girl. D'autres sites ne vont pas tarder à emboiter le pas comme AmandaCam en 1998, qui affine l'idée et donne la possibilité de « tchatter » avec ses spectateurs. Dès lors, le « camming » n'aura de cesse de se développer jusqu'à être qualifié en 2016 par Alec Helmy, le directeur de l'influent magazine XBIZ, de « moteur de la pornographie». Les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur les 5 milliards de dollars que génère annuellement l'industrie du X, 2 milliards proviennent du camming et chaque minute, 12 500 cam-girls et 240 000 "viewers" sont constamment connectés.

Geishas des temps modernes

Une cam-girl interagit sexuellement avec son public devant un web-cam contre de l'argent mais il serait dommage de réduire ce job à cela. Trouvant une partie de ses origines dans le lap-dance, le strip-tease et les « dames de compagnie », cette activité centrée sur l'érotisme et la conversation exige de nombreuses compétences. Tout d'abord, il y a l'art de la mise en scène qui consiste à créer une ambiance en utilisant des éclairages pertinents (néons, etc...) et une déco à propos (chambre d'étudiante, alcôve SM...). Puis vient le choix des tenues et des sous-vêtements qui déterminera le thème de la séance ou les différents jeux de rôles possibles (infirmière, maîtresse d'école, policière...). La discussion avec les « viewers » est essentielle car elle permet de scénariser des histoires, de faire monter la température (en groupchat ou en chat privé) et de récolter de précieux pourboires. Enfin, une cam-girl se doit d'être aussi une community manageuse hors-pair pour faire sa com' et alimenter de contenu ses réseaux sociaux. Un ensemble de savoir-faire potentiellement rémunérateurs puisque le salaire d'une cammeuse très « demandée » se chiffre à plusieurs milliers d'euros par mois.

Un focus mensuel

D'immenses plateformes de camming dominent « historiquement » ce business comme LiveJasmin, CAM4, Compete, Chaturbate ou MyFreeCams.com. Il semblerait cependant que l'on assiste ces derniers temps à une grande migration de cette profession sur Onlyfans (voir notre article ici), réseau plus souple et réactif. Évidemment, le milieu du camming compte ses stars internationales comme les sublimes Caylin, Siswet19, Chroniclove ou Sellapink. La France n'est pas en reste avec par exemple Sulfura, Prune (en photo de UNE), Ibicella, Maï Lyne, Lilou Cartier, Oksana, Miiana, Migi ou Meg... Ça tombe bien, le JDH vous fera chaque mois un focus sur l'une d'entre elles et vous prouvera qu'incontestablement les cammeuses, c'est vraiment notre came.

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