Rétro porno : Les lèvres magiques de Draghixa
Revoir un porno avec Draghixa est toujours une expérience troublante. Hyper active de 1993 à 1995, la jolie slave a fait partie avec Tabatha Cash et Julia Channel de l'élite du X français des nineties. Nous sommes revenus sur quelques-unes des scènes qui illustrent ses talents.
Draghixa avec un X
« J'étais une petite fille pas sage. Menteuse. Je travaillais pas à l'école. Je faisais des bêtises. Maintenant, j'aime bien exciter les autres. J'aime le sexe. Je me masturbe presque tous les jours, j'adore ça » avoue Draghixa, à moitié-nue chez elle lors d'une interview pour le Journal du Hard en 1995. La peau cuivrée, l'épaisse chevelure bouclée, le galbe rond des seins et les fesses parfaitement dessinées, son corps tout entier est un poème au désir charnel et l'on peut remercier les dieux du X d'avoir mis le destin de Draghixa Jovanovic sur les chemins de la pornographie. Née en 1973 à Split en Yougoslavie (actuelle Croatie), ses parents déménagent en France alors qu'elle a 2 ans. Après une scolarité un peu chaotique, elle suit une formation de coiffeuse mais se sent assez vite à l'étroit. Elle rencontre alors le hardeur Eric Weiss qui décèle son potentiel et l'encourage à se lancer dans l'industrie. Audacieuse, elle troque ses peignes et ses ciseaux contre du lubrifiant et tourne dans Offerte à tout 3 (1993), un boulard signé Michel Ricaud. Aux côtés de Béatrice Valle et Christopher Clark, la « newcomeuse » joue le rôle d'une petite soubrette salope qui n'hésite pas à tout donner sur une table de cuisine. Cette première prestation est une réussite et ouvrira à Draghixa les portes d'une carrière couronnée de succès. En l'espace de 2 ans, ultra convoitée par les productions françaises et internationales, elle apparaît aux génériques de plus de 80 films dont les remarqués Tout le monde dit oui (1993), Draghixa with an X(1994) ou Dracula (1995). Mais c'est véritablement Le Parfum de Mathilde (1994) des studios Dorcel qui fera pénétrer Draghixa dans le « hole of fame » de la pornographie puisqu'elle en sera récompensée du Hot d'Or de « la meilleure actrice européenne ».

20/20 à l'oral
Tous les fans hardcore de Draghixa savent qu'elle sait tout faire, et qu'elle sait tout faire mieux que les autres. Ils savent aussi qu'avec ses petites fesses fermes et rebondies, c'est dans les scènes de sexe anal qu'elle fait monter l'excitation au maximum. Cependant, après avoir parcouru un pan important de sa filmographie, il y a un autre domaine dans lequel elle excelle : celui de la fellation. Trop souvent considérée comme accessoire et cantonnée aux préliminaires, la fellation dans la bouche de Draghixa se suffirait presque à elle-même. Dans la Divina Commedia (1994) par exemple, remake bancal de la Divine Comédie de Dante réalisé par Mario Saleri, elle pompe goulument l'acteur Jean-Yves Le Castel, vaguement déguisé en troubadour. Ici, pas de gorge profonde ou de mouvements exagérés. À grand coups de langues, de va-et-vient avec la soupape de ses lèvres et de regards intenses, Draghixa chauffe à blanc son partenaire et le prépare parfaitement pour la suite des opérations. À la 13e minute de La Seduzione (1994), on retrouve Draghixa la bouche bien baveuse et le geste sûr durcir le membre de Francesco Malcom. Après une parfaite pipe de plus de 4 minutes, le couple enchaîne différentes pénétrations pour un final sous forme d'apothéose buccale car elle reprend le contrôle du manche et l'aspire jusqu'à la dernière goutte. Chaque fellation dans la carrière de Draghixa est une masterclass. Et ce n'est pas la torride turlute administrée par ses bons soins à Rex Morrison dans Euro Sex Clinic (1995) – l'un de ses derniers films – qui viendra contredire cet implacable constat.

La plus belle galoche de la musique française
En 1995, Draghixa arrête brutalement le porno au sommet de sa gloire. Les raisons de ce départ anticipé sont sensiblement les mêmes que celles de Julia Channel : à cette époque, le spectre du sida planait encore dangereusement sur l'industrie du X, certains studios n'obligeant pas les tests ou l'emploi du préservatif. Draghixa n'a pas voulu prendre plus de risques et l'on comprend son choix. Elle s'essaye à la musique et sort Dreams en 1996, un single où elle s'inspire d'un poème de Verlaine (Mon rêve familier) sur de la dance. Elle traine aussi pas mal dans le milieu underground de l'électro française et fréquente plusieurs années le célèbre DJ Wario. En 2000, sa succulente bouche tient le premier rôle dans le clip du carton mondial « You are my high » des doucereux et très french touch Demon VS Heartbreaker. On peut y voir sa bouche rouler une interminable pelle, cette bouche qui a rendu tant d'acteurs heureux et qui par cette vidéo est devenue l'un des micro-mythes pop du début du nouveau millénaire. Aux dernières nouvelles, Draghixa est également DJ. Après avoir fait lever les chibres avec ses films, on ne peut que lui souhaiter de faire lever des milliers de poings sur le dancefloor. Mais quelque soit la direction que prendra la suite, une seule évidence : merci pour tout, Draghixa.




