40 ans de Tchernobyl : cette série révèle ce qu’il s’est vraiment passé et certaines scènes sont difficiles à oublier
Il y a 40 ans, le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait lors d’un test de sécurité mal préparé sur le réacteur n°4, entraînant la pire catastrophe nucléaire civile de l’histoire. De ce drame est née une des meilleures séries de l’histoire : CHERNOBYL, disponible sur HBO Max avec CANAL+.
CHERNOBYL : une immersion dans le chaos
Le 26 avril 1986, l’unité 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine soviétique, effectuait un test de sécurité de routine. Ce test tourna au désastre : une succession d’erreurs humaines et une conception défaillante du réacteur entraînèrent une explosion et un incendie qui libérèrent environ 5 % du cœur radioactif dans l’atmosphère.
Deux employés moururent dans la nuit même et 28 autres périrent des suites d’un syndrome d’irradiation aiguë dans les semaines suivantes dans d’atroces souffrances. Quelque 350 000 personnes durent être évacuées et plus de 600 000 personnes, que l’on a surnommées les « liquidateurs » furent mobilisées pour contenir la catastrophe, souvent au prix de leur santé.
Pour comprendre les enjeux de la catastrophe et mesurer son impact humain, la mini-série CHERNOBYL de Craig Mazin s’est imposée comme une référence. Les cinq épisodes entremêlent récit catastrophe, drame humain et thriller politique. Le récit s’intéresse au scientifique Valery Legasov (Jared Harris) et suit sa lutte pour rendre publique la vérité face à un État qui minimise l’ampleur du désastre.

Des scènes impossibles à oublier
CHERNOBYL ne contient que cinq épisodes, mais chacun de ces épisodes est une pure leçon de mise en scène, et d’interprétations. Ils abritent aussi quelques séquences d’une intensité et d’une cruauté difficiles à oublier, mais à l’image de la catastrophe humaine qui s’est jouée il y a 40 ans.
On se souvient notamment de la liquidation des chiens errants par des jeunes hommes, dépassés par la situation, mais contraints d’obéir aux ordres des dirigeants. Cette opération visait à limiter la contamination, mais la série montre l’atrocité de devoir traquer des animaux qui, comme l’explique le créateur Craig Mazin, étaient effectivement éliminés par les liquidateurs et la scène a été “atténuée par rapport à la réalité”.
Impossible aussi d’oublier l’agonie du pompier Vasily Ignatenko, et du courage de son épouse Lyudmilla (interprétée par Jessie Buckley). Dans l’épisode 3, elle arrive clandestinement à l’hôpital de Moscou. Une infirmière lui remet un masque et lui ordonne de ne pas le toucher. Ordre qu’elle ignore et embrasse son mari. La série suit ensuite la lente destruction de son corps : la peau de Vasily est couverte de taches bleu‑vert, son corps gonfle, ses lèvres se fissurent, et ses chairs se détachent. Une illustration crue et brutale de la réalité derrière la catastrophe de Tchernobyl.
Ce n’est pas un hasard si CHERNOBYL est encore aujourd’hui considérée comme l’une des meilleures séries jamais créées. Dès sa diffusion en 2019, elle a atteint des sommets critiques rarement égalés : elle affiche par exemple un score exceptionnel proche de 95 % d’avis favorables sur les grands agrégateurs, et une note moyenne très élevée sur IMDb (9.3/10), où elle se place juste derrière BREAKING BAD et BAND OF BROTHERS, et devant GAME OF THRONES.
