Bienvenue à la Cour de The Serpent Queen (STARZPLAY), l’invincible Reine de France
Une nouvelle série historique vient d’arriver sur STARZPLAY. Attention, cette Catherine de Médicis n’est pas celle de vos livres d’histoire, elle est bien plus cruelle, vicieuse et fun.
Le cynisme débarque à la Cour de France
Personne n’avait osé faire ça jusqu’à présent mais eux ont tenté la cascade et l’ont parfaitement réussie. Faire d’une de ces séries reposant sur une savante reconstitution historique, des personnages diaboliques dans des beaux décors et de magnifiques costumes et lui insuffler une bonne dose d’humour et de cynisme datant bel et bien de 2022. En d’autres termes, du second degré, voire du troisième et un venin qu'on jurerait tiré des pires posts sur les réseaux sociaux.

Survivre dans un monde infernal
La mini-série de huit épisodes raconte ainsi le destin de Catherine de Médicis, un des personnages historiques les plus complexes et révérés puisqu’elle a au XVIe siècle régné sur la France pendant trente ans. La bonne idée du créateur Justin Haythe consiste à suivre ses aventures depuis son enfance quand elle n’était qu’une orpheline rebelle contrainte à se marier à la Cour de France. Autrement dit, plutôt que de commencer par la montrer toute puissante pendant son règne, The Serpent Queen nous la fait découvrir en galère, ballotée par l’Histoire, dupée par son entourage. Elle va notamment vite découvrir que son mari est amoureux d'une autre femme et qu'elle ne peut pas enfanter. Pour autant, comme un serpent, elle va grâce à son intelligence et sa souplesse s’adapter à toutes les situations et en tirer le meilleur. Quitte à éliminer quelques ennemis au passage. La jeune dame va d'abord maintenir son mariage puis devenir au fil des ans Duchesse d’Orléans, Duchesse de Bretagne avant d'être Dauphine de France, Reine de France et enfin Régente du royaume de France. Et ce, dans un monde archi-dominé par les hommes. Autrement dit, elle va réaliser une sorte de grand chelem inégalé. Justin Haythe, scénariste passé par le western (The Lone Ranger), par le film d’horreur psychologique (A Cure For Life), le drame sentimental (Les Noces Rebelles), utilise lui aussi toutes ces ressources pour faire de cette série un objet ultra-moderne, loin des séries historiques gnangnan. En un mot, on est plus près de The End of the F*****g World que de The Crown. Avec en premier lieu, un hallucinant numéro des actrices Samantha Morton et Liv Hill dans le rôle-titre selon la période de sa vie face au sérieux incarné par Charles Dance, inébranlable dans le rôle Pape Clément, et la duplicité de Ludivine Sagnier en Diane de Poitiers ou encore face à la belle Amrita Acharia dans le rôle d’Aabis.

Une femme de pouvoir avec quelques siècles d’avance
La série montre brillamment comment dans un monde régi par la trahison et les intérêts personnels, Catherine va apprendre mieux que tout le monde à tirer son épingle du jeu. C’est donc un personnage féministe, malin, cruel, un peu sorcière sur les bords car adepte des sciences occultes, qui s’extirpe des pièges que lui tendent les hommes de son entourage puis qui leur en tend de beaucoup plus subtils. Mieux, elle y prend de plus en plus plaisir au point de prononcer à un moment clef cette phrase culte : « ça fait du bien d’être méchante »…
Retrouvez The Serpent Queen sur STARZPLAY, disponible avec CANAL +.



