Dans AU PAIR, la nouvelle nounou est la plus intime des menaces
Vous ne regardez plus jamais votre nounou de la même manière... Dans la série AU PAIR disponible sur Ciné+OCS, une famille bourgeoise anglaise recrute une jeune fille française et s'apprête à le regretter.
Sur le papier, Sandrine est une nounou idéale...
C’est un personnage sous-estimé, de passage pour rendre un service dans une famille et c’est pour cette raison que certains films et livres la replacent au centre de l’histoire. Face à des gens qui ont besoin d’elle et parce qu’elle a un accès direct à ce qu’il y a de plus précieux, les enfants de la famille, la nounou peut devenir la menace la plus intime qui soit. C’était le cas les films LA MAIN SUR LE BERCEAU et BABYSITTERS mais aussi dans le livre CHANSON DOUCE de Leïla Slimani. Dans la série AU PAIR, l’araignée qui vient d’entrer dans le foyer anglais a le temps de déployer sa toile. C’est Ludmilla Makowski qui interprète Sandrine, la jeune fille au pair française choisie par une famille au bout du rouleau. Sur le papier, elle incarne un choix idéal : elle parle un anglais parfait, elle ne laisse pas faire par les deux enfants, Amber en pleine rébellion et Noah qui a besoin d’une attention particulière, et ne rechigne pas devant le travail. En un mot, c’est elle qui sauve du burn-out Zoé Dalton, l’héroïne de la série. Cette dernière se trouve déjà en porte-à-faux dans la somptueuse maison car elle est la nouvelle épouse d’un homme très occupé perçue comme une pièce rapportée. A titre personnel, elle vient de subit une épreuve terrible : une fausse-couche. Par ailleurs, elle doit s’occuper de son père à la santé fragile installé dans une dépendance à proximité. Et ce, alors qu’elle a fondé une entreprise prospère. Ainsi dès le premier épisode, Sandrine comprend que toute la famille dépend d’elle et qu’elle peut d’autant plus facilement mettre son plan à exécution.

La vengeance est un plat qui se mange froid
Son plan est diabolique : il s’agit sans qu’on comprenne tout d’abord pourquoi de se débarrasser du grand-père puis de la maîtresse de maison. On devine seulement qu’il s’agit de se venger d’une histoire trouble liée à son passé et qu’elle n’a pas été recrutée dans cette famille au hasard. Le contraste entre la nounou française un peu punk sur les bords n’ayant peur de rien et la famille anglaise bien sous tout rapport est un autre bonbon acidulé pour le téléspectateur. Petit à petit, chaque couche de bienséance va disparaître dans la maison jusqu’à ce que les personnages soient à l’os avant la la lutte finale. Et dans ces conditions, le téléspectateur n'est pas au bout de ses surprises car les personnages poussés à bout peuvent acquérir une force nouvelle.
