Des Revenants à Infiniti, portrait de Céline Sallette, actrice fétiche des séries CANAL+

Posté par Alexis Lebrun le 6 avril 2022
Actrice principale de cette nouvelle Création Originale qui navigue entre Terre et espace, la Bordelaise est décidément une habituée des productions de la chaîne cryptée. Car avant son rôle dans Infiniti, Céline Sallette est apparue dans pas loin d’une demi-douzaine de projets CANAL+, en parallèle bien sûr de sa carrière au cinéma.
Des débuts au théâtre

Céline Sallette a attendu d’avoir 25 ans pour jouer ses premiers rôles au cinéma. Avant cela, c’est sur les planches qu’elle a fait ses débuts de comédienne, notamment à la fac de Bordeaux-III, en compagnie de Georges Bigot. Et c’est aussi dans le milieu du théâtre qu’elle fait une deuxième rencontre déterminante, celle du metteur en scène Laurent Laffargue, qui deviendra son compagnon pendant un temps. Céline Sallette joue plusieurs fois sous sa direction et finit par être convaincue de monter faire le Conservatoire à Paris.

Elle en sort au milieu des années 2000, et n’attend pas longtemps avant d’être choisie par Philippe Garrel pour jouer en compagnie de Louis dans Les Amants Réguliers (2005). C’est le début d’une carrière d’actrice qui penche fortement du côté du cinéma d’auteur : Patrick Grandperret lui confie l’un des deux rôles principaux de Meurtrières en 2006 et la même année, elle joue aussi une dame de compagnie dans le biopic pop de Sofia Coppola, Marie-Antoinette.

La révélation au cinéma

Céline Sallette fait aussi une petite apparition chez Clint Eastwood en 2010 (dans Au-delà), mais les rôles principaux lui tendent les bras dans le cinéma hexagonal. On en a la confirmation à Cannes en 2011, où l’actrice bordelaise monte les marches en compagnie de Hafsia Herzi et d’une certaine Adèle Haenel pour le film de Bertrand Bonello, L'Apollonide : Souvenirs de la maison close, qui lui vaudra aussi une nomination pour le César du meilleur espoir féminin.

À partir de là, tout s’enchaîne, et Céline Sallette revient à Cannes l’année suivante, cette fois sous la direction de Jacques Audiard pour De rouille et d’os (2012), avant de tourner avec Costa-Gavras, Cédric Jimenez, Audrey Diwan, Tony Gatlif ou encore André Téchiné. Mais à la même période, Céline Sallette se tourne aussi vers le petit écran, où on avait déjà pu l’apercevoir au début de sa carrière.

La fidélité à la télévision

Car quand l’actrice rejoint en 2012 le casting de la Création Originale Les Revenants (Fabrice Gobert), pour y jouer une infirmière morte-vivante émouvante (Julie), c’est déjà sa troisième incursion dans une production CANAL+. En 2007, elle apparaissait en effet dans un épisode de Sécurité intérieure, où elle retrouvait Patrick Grandperret. Deux ans plus tard, Céline Sallette jouait aussi l’un de ses meilleurs rôles dans la mini-série L’École du pouvoir (réalisée par Raoul Peck), qui retrace l’histoire passionnante de la célèbre promotion Voltaire de l’ENA, dont sont issus beaucoup de politiques importants des dernières années.

On raconte qu’Audiard a fait appel à l’actrice après avoir vu sa prestation dans la peau d’un personnage inspiré de la sœur de Dominique de Villepin. Céline Sallette refera un crochet par Les Revenants en 2015 pour une deuxième saison, avant de donner la réplique à Romain Duris dans l’adaptation des romans de Virginie Despentes, Vernon Subutex (Cathy Verney), où elle incarne le personnage incroyable de la Hyène. Et on la retrouvait encore dernièrement aux côtés de Jonathan Cohen dans la première saison de La Flamme, dans le rôle de Manon la SDF. Infiniti marque le retour de Céline Sallette à un registre nettement plus dramatique, et avec cette incursion dans une série spatiale de science-fiction, elle trouve sans doute l’un des meilleurs rôles de sa déjà riche carrière.

Infiniti épisodes 1 à 6, disponibles sur CANAL+.