EUPHORIA saison 3 : pourquoi on a aimé le retour de la série sulfureuse
Le premier épisode de la dernière saison d’EUPHORIA est enfin là, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a laissé personne indifférent. On refait le point sur la nouvelle direction que Sam Levinson a choisi de prendre pour l’ultime volet de sa série phénomène.
EUPHORIA, saison 3 : retour vers le futur
On le savait depuis un moment déjà : pour sa dernière saison, EUPHORIA a fait un bond dans le temps et nous transporte près de cinq ans après les événements de la saison 2. Exit le lycée donc, les héros de Sam Levinson sont désormais de jeunes adultes, qui doivent faire face à des situations plus ou moins reluisantes.
Alors que Maddie et Lexie travaillent comme assistantes à Hollywood, l’une aux côtés d’acteurs et d’influenceurs, l’autre pour une série populaire, Cassie, elle, est désormais fiancée à Nate, et rêve de devenir influenceuse depuis leur belle maison de banlieue. Son compagnon, lui, tente tant bien que mal de s’imposer comme constructeur immobilier, afin de satisfaire les ambitions financières de sa future épouse, avec qui tout est loin d'être rose.
Du côté de Rue, que l’on retrouve comme personnage principal et narratrice de la série, les choses ne se sont pas vraiment arrangées : si la jeune femme est toujours sobre en apparence, elle n’a pas réussi à s’extirper des griffes de Laurie, la dealeuse menaçante à qui elle devait de l’argent dans la saison 2, et doit désormais travailler pour elle en tant que mule, afin de rembourser ses dettes exorbitantes.

Changement de genre ?
Ainsi, le premier épisode de la saison 3 se focalise surtout sur la dangerosité du chemin emprunté par Rue -un destin glauque qu’elle partage avec Faye, l’ex-protégée de Fezco, elle aussi prise en otage par la petite bande de Laurie. On apprend par ailleurs que ce dernier, dont l’interprète, Angus Cloud, est en réalité décédé, purge désormais une peine de trente ans de prison, ce qui justifie sa disparition à l’écran.
Pour autant, malgré tous ses déboires, Rue est bien décidée à s’en sortir, et rêve d’échapper à Laurie : à la fin de ce premier épisode, son chemin croise celui d’Alamo (Adewale Akinnuoye-Agbaje), un riche propriétaire de clubs de strip-tease, qui accepte à contre-coeur de lui offrir un travail dans un de ses établissements (non sans lui avoir au préalable tiré dessus).
Trafic de drogue depuis le Mexique, clubs nocturnes, criminels de plus en plus dangereux… Avec ces débuts en fanfare, la saison 3 d’EUPHORIA assume un virage radical, et nous entraîne dans une histoire de plus en plus sombre, qui se rapproche désormais d'avantage de BREAKING BAD que du coming of age adolescent. Rocambolesque, grinçante et déjantée, cette ultime saison marque une véritable rupture esthétique dans le travail de Sam Levinson, mais se présente aussi comme la plus ambitieuse de toutes, le réalisateur n’hésitant plus à emprunter aux genres du film de gangster ou de la screwball comedy pour donner vie à son histoire.
Au cœur de cette version réinventée d'EUPHORIA, c’est encore une fois à Zendaya, son actrice principale, que tout le mérite revient : dans le premier épisode de la saison 3, cette dernière s’impose avec une force et une virtuosité qui éclipsent sans effort le reste du casting, en dépit de la présence d’un Jacob Elordi désormais nommé aux Oscars. Une performance qui nous rappelle que Rue reste peut-être l’un des plus grands rôles de la comédienne, et qu’elle n’a pas volé le Golden Globes remporté en 2023 pour son travail sur la série. On attend la suite avec impatience.
