Immersif et super réaliste : comment L’Effondrement a plié le game du plan-séquence

La Création Décalée L’Effondrement, à voir dès maintenant sur myCANAL et CANAL+, est entièrement tournée en plan-séquence, pour un maximum de réalisme et d’immersion.

C’est une des caractéristiques de L’Effondrement que les cinéphiles ne manqueront pas d’apprécier : chacun des huit épisodes est filmé en plan-séquence, c’est-à-dire en une prise continue où la caméra ne s’arrête jamais, suivant les personnages dans tous leurs déplacements, comme dans La Corde d’Hitchcock (1948) ou Birdman d’Alejandro González Iñárritu (2014). 
 

Certains épisodes ont été montés grâce à plusieurs plans-séquences, d’autres avec un plan-séquence découpé en plusieurs prises, d’autres encore sont constitués d’un plan-séquence pur.

Cette prouesse technique (et contrainte inouïe en plateau, les acteurs, figurants et techniciens n’ayant pas le droit à l’erreur, sinon, il n’y a plus qu’à tout recommencer) permet de suivre au plus près l’action.

Le spectateur, qu’il le veuille ou non, est complètement immergé dans la scène, de façon très réaliste. 
 

« L’histoire s’écrit en temps réel en renforçant la sensation d’imprévu. Nos personnages comme les spectateurs n’ont pas d’échappatoire : aucune ellipse, aucun retour en arrière, le temps coule sans qu’on puisse l’arrêter » expliquent Les Parasites, créateurs de L’Effondrement.

Les références des auteurs ? Le thriller épileptique « en temps réel » Victoria (2015) de Sebastian Schipper, une nuit de cauchemar à Berlin dans laquelle la tension monte durant 2h14, tourné en un plan-séquence unique vertigineux à travers 22 lieux.

Un défi réalisé sans aucune triche, qui a scotché tout le monde. 
 

Ou encore Les Fils de l’homme (2006) d’Alfonso Cuarón, un film de science-fiction post-apocalyptique qui contient plusieurs plans-séquences d’anthologie (course-poursuite, accouchement, scène de guérilla urbaine…), dont on a souligné la virtuosité.

Ceux-ci, pourtant très minutieusement chorégraphiés, semblent avoir été pris sur le vif. 
 

Et c’est là toute la beauté de la chose : dans l’épisode L’Aérodrome par exemple, l’avion que prend un des personnages a refusé de démarrer pendant la prise. Les réalisateurs ont laissé les caméras tourner et attendu de voir ce qui se passait…

Résultat : huit épisodes d’un réalisme fébrile et très immersif, qu’on a vraiment l’impression de suivre en direct. 
 

L’Effondrement, Création Décalée, 8 épisodes de 15 à 26 minutes, à partir du 11 novembre sur CANAL+ et myCANAL.