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Killing Eve : pourquoi Villanelle est l'un des meilleurs personnages de séries

Posté par La rédaction de CANAL+ le 13 mai 2020
Killing Eve passionne. De Phoebe Waller-Bridge, sa créatrice, à l’intrigue et le ton, en passant par Sandra Oh et Jodie Comer, ses deux actrices phares, Killing Eve est un petit bijou (et un ovni) dans le monde du thriller. Sa force ? Des personnages finement écrits. La preuve en est avec Villanelle.

Alors que la saison 3 s’est terminée il y a peu sur CANAL+, Killing Eve continue de faire un carton, notamment grâce au personnage de Villanelle (Jodie Comer), probablement l’un des meilleurs personnages de séries. Du moins, de ceux dont on se souviendra encore très longtemps. Pour rappel, Killing Eve, c’est le jeu du chat et de la souris le plus passionnant de ces dernières années. D’un côté il y a Eve Polastri (Sandra Oh), agente des services secrets Britanniques, de l’autre Villanelle, qui, elle, est une tueuse à gage caméléon hors pair. C’est d’ailleurs bel et bien de ce personnage dont il est question : Jodie Comer donne vie mieux que personne à Villanelle et on compte bien vous prouver pourquoi il s’agit-là d’un des meilleurs personnages de séries.

C’est un personnage complexe…

La saison 1 de Killing Eve nous permet de découvrir une partie de l’histoire de Villanelle. Au fil du temps et des épisodes nous en apprenons plus sur sa véritable identité, Oksana; ses origines, russes, et nous apprenons à décoder ce personnage complexe. Très complexe. Et multi-facettes. Sa facilité incroyable à se glisser dans des personnalités différentes (accents étrangers inclus) en est la preuve et c’est d’ailleurs ce qui la rend ultra-intéressante. Villanelle est une tueuse à gages, donc. Réputée pour son travail propre, rapide et surtout, très efficace. Villanelle tue si bien de sang froid que sa névrose est quasi-évidente et son métier nourrit chez elle un travers obsessionnel et collecteur. Il n’y a qu'à voir les relations obsessionnelles qu’elle noue avec plusieurs objets de ses désirs : elle collectionne les robes de créateurs et les objets de luxe, et, elle tombe (trop) passionnément amoureuse. Comme si ces comportements excessifs et répétitifs nourrissaient paradoxalement un vide abyssal en elle et… sa vraie nature.

...et paradoxalement très attachant

Il est indéniable de dire que l’écriture du personnage de Villanelle le rend attachant. Elle apparaît parfois comme une enfant dépassée par certains événements, aux émotions finalement fragiles malgré une emprise sur elle-même évidente. D’ailleurs, son monologue dans la peau de Billie, une jeune toxico, dans la saison 2 est troublant : perdue entre fiction et sa propre réalité, quelque chose nous laisse à penser que sa diatribe sur l’ennui est un sentiment qu’elle partage profondément. Le vide existentiel est un sentiment terriblement humain que l’on peut tous ressentir à un moment, c’est aussi ça qui rend Villanelle attachante. Elle commet l’acte le plus déshumanisant : le meurtre, et pourtant à travers ses sentiments et ses émotions, elle laisse apercevoir certaines failles qui la rattachent au genre humain.

Ses tenues reflètent à 100% sa personnalité

Repartons sur un terrain plus léger ! Le personnage de Villanelle est si bien écrit et construit que rien n’est laissé au hasard et surtout pas son attrait pour la mode. C’est un des points qui bluffe à chaque épisode : Villanelle est toujours, toujours très bien vêtue et ses tenues sont choisies avec attention et reflètent ses multiples personnalités. Elégante et tomboy en costume, girly à l’extrême en robe (mais toujours avec un détail plus masculin) ou en pyjama de soie. Quoi qu’il en soit, Villanelle porte toujours des matières nobles, reflet de son goût excessif pour le luxe.

Killing Eve saisons 1 à 3, disponnibles sur CANAL+