LAS AZULES : avant la saison 2, on vous résume la fin de la saison 1
Avant la saison 2 de LAS AZULES, retour sur la première saison de ce polar inspiré de faits réels. Dans le Mexico des années 1970, quatre femmes rejoignent la première brigade féminine de la police et se lancent clandestinement sur les traces d'un tueur en série surnommé le Déshabilleur. On vous a concocté un récapitulatif complet de l'intrigue et de la fin de la saison 1. Attention, spoilers !
QUATRE FEMMES CONTRE UN TUEUR… ET CONTRE LE SEXISME
En 1971, alors qu'un tueur en série terrorise Mexico en assassinant de jeunes femmes, la police crée sa première brigade féminine : LAS AZULES. Présentée comme une avancée historique, cette unité n'est en réalité qu'une opération de communication destinée à rassurer l'opinion publique. Nous avons là María, mère de famille frustrée par son quotidien, sa sœur Valentina, la très « rentre dedans » Gabina et la méthodique Ángeles. Assez vite, les quatres policières comprennent qu'elles ne sont là que pour distribuer des contraventions pendant que leurs collègues masculins monopolisent les véritables enquêtes.
Refusant ce rôle de potiches, elles reprennent discrètement le dossier du « Déshabilleur » et mettent au jour les nombreuses erreurs commises par leurs collègues masculins, qui préfèrent arrêter un coupable idéal plutôt que de poursuivre le véritable assassin. Leur enquête les conduit jusqu'à un certain Benito. Derrière ses manières rassurantes se cache le tueur, qui comme il se doit, est traumatisé par un père abusif. À mesure que les Azules s'approchent de la vérité, elles comprennent qu'elles affrontent autant un criminel très organisé qu'une institution incapable d'accepter que quatre femmes puissent résoudre l'affaire avant elle. Au début des années 70 Mexico rime avec macho.

UNE VICTOIRE AMÈRE POUR LES AZULES
Les derniers épisodes de la saison font plonger l'intrigue dans sa face la plus sombre. Lorsque les policières tendent un piège à Benito, tout dérape : Valentina tombe entre les mains du tueur. María choisit alors d'alerter publiquement les médias, quitte à compromettre l'existence même de la brigade. Benito est finalement retrouvé dans une fabrique de mannequins, mais il est abattu avant de révéler où il retient sa captive. Les Azules refusent pourtant d'abandonner. Grâce au sens de l'observation d'Ángeles, elles reconstituent le parcours du meurtrier et retrouvent Valentina, encore vivante, dans une station de traitement des eaux où Benito comptait achever son rituel macabre.
Si le Déshabilleur est neutralisé, la team de policière ne peut pas vraiment exulter de joie. Valentina demeure profondément traumatisée par son enlèvement, tandis que les autorités préfèrent minimiser le rôle des quatre policières afin de préserver leur image. María obtient finalement une promotion et découvre que son macho de mari lui avait longtemps dissimulé une précédente proposition d'avancement, de peur qu'elle ne prenne son indépendance. Pire la première saison se conclut sur une ultime zone d'ombre : Goyo Cárdenas, ancien tueur devenu consultant pour la police, laisse planer le doute sur le fait qu'il a vraiment laissé derrière lui son passé criminel. Tout laisse à penser que le nouvel ennemi proviendra de l'intérieur de l'organisation des forces de l'ordre.
Plus qu'une simple enquête criminelle, la série raconte le combat de femmes contraintes de prouver deux fois leur valeur : face aux criminels, mais aussi face à une société patriarcale Il semblerait bien que la seconde saison poursuive le même filon et que les Azules ne sont pas prêtes à raccrocher les gants.
