Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Possessions : pourquoi Nadia Tereszkiewicz va vous envoûter

Héroïne troublante de la série de la Création Originale Possessions, toute en ambiguïté et en vulnérabilité, l’actrice s’était déjà fait remarquer auparavant. On la retrouve dès maintenant sur CANAL+.

C’est un personnage trouble qu’interprète Nadia Tereszkiewicz dans Possessions. Une jeune femme à la blondeur angélique et à la voix douce, d’apparence fragile, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession.

Pourtant, Natalie, expatriée française accusée du meurtre de son époux lors de la cérémonie de mariage, sème le doute. Quand on a la voit dans sa robe en tulle blanc brodé, complètement ensanglantée et mutique comme une Carrie au bal du Diable, on a des doutes sur sa culpabilité. Est-ce elle qui a porté le coup fatal ?

Sa personnalité mystérieuse, verrouillée, ne cesse d’alimenter les spéculations. Il semble qu’elle-même lutte en silence, qu’elle cherche à échapper aux « possessions » du titre. Celle du « dibbouk », démon collant échappé de la mythologie juive et kabbalistique ? Des hommes, certainement, qui la désirent. Et de la société conservatrice dans laquelle elle évolue.

Cela ne l’empêche pas de fasciner tous ceux dont elle croise la route, comme les enquêteurs israéliens qui ne savent pas sur quel pied danser avec elle, ou Karim (Reda Kateb), l’agent consulaire envoyé à Tel Aviv pour l’assister face à la justice.

Ce n’est pas la première fois que l’actrice provoque cet effet. L’an dernier, dans le thriller Seules les bêtes, de Dominik Moll (Harry, un ami qui vous veut du bien), en jeune serveuse planquée dans une caravane par amour (et fantasme virtuel malgré elle), elle magnétisait aussi bien Denis Ménochet que Valeria Bruni Tedeschi (photo ci-dessous).

Et, déjà un pied dans le surnaturel, voulait « jeter des sorts » à ses rivaux amoureux… Un rôle qui lui a valu d’être sélectionnée dans la catégorie Meilleur espoir féminin pour les César 2020, et de remporter le Prix de la meilleure actrice au Festival international du film de Tokyo en 2019.

En réalité, cette Franco-Finlandaise de 24 ans donne davantage dans les ballets que les balais de sorcières : elle a également été danseuse, passée entre autres par l’école du Ballet national du Canada, avant de rejoindre l’hypokhâgne-khâgne du lycée Molière, à Paris, option théâtre, puis le Cours Florent.

À partir de 2016, elle fait quelques apparitions au cinéma (dans Persona non grata de Roschdy Zem, par exemple, photo ci-dessous), ou dans la publicité, où ses talents de danseuse sont mis à profit. Comme dans ce spot pour Repetto, où elle imagine qu’elle s’éclipse du lit d’un amant ronfleur en faisant des sauts de biche.

Avec ou sans ballerines, on la voit désormais de plus en plus souvent, que ce soit à la télévision (Dix pour cent, en jeune actrice montante, justement), dans les clips musicaux (chez Benjamin Biolay, dernièrement) ou sur le grand écran.

Elle sera prochainement à l’affiche de Babysitter de Monia Chokri, dans le rôle principal, ainsi que de Tom, de Fabienne Berthaud. Et gageons qu’elle n’a pas fini de magnétiser son monde.

Possessions, Création Originale, une série franco-israélienne de 6 épisodes de 52 minutes, disponible maintenant sur CANAL+.