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Pourquoi il faut (re)voir 24 Heures chrono, la série aux cliffhangers les plus fous

Posté par Alexis Lebrun le 20 avril 2020
C’est l’une des meilleures représentantes de l’âge d’or des séries des années 2000, à tel point qu’elle a déjà été ressuscitée plusieurs fois. Alors que 24 fêtera ses vingt ans l’année prochaine, on vous explique pourquoi on ne se lasse jamais de revivre en confinement chez nous les aventures de Jack Bauer et des agents de la cellule anti-terroriste.
Parce que son concept est toujours aussi addictif

Si vous n’avez jamais vu 24 et pensez avoir déjà été accro à une série, préparez-vous à revoir votre jugement. Ce qui fait toujours la force de 24 près de vingt ans après ses débuts, c’est son concept d’une efficacité redoutable. Chaque saison est en effet composée de 24 épisodes qui se déroulent en temps-réel et qui représentent une heure chacun. La série a bâti sa notoriété sur le rythme étouffant qui découle de cette idée, et ne laisse quasiment aucun répit au spectateur pour reprendre son souffle, en dehors des moments où l’écran est partagé entre le point de vue de plusieurs personnages..

Tout cela va de pair avec une maîtrise incomparable des plot twists complètement inattendus, des morts choquantes de personnages principaux, et de cliffhangers qui rendent fou. Si on a aujourd’hui la chance de pouvoir enchaîner les épisodes, pensez à l’état des fans qui ne pouvaient en voir qu’un par semaine à l'époque de la diffusion. Chaque saison de 24 est une drogue dont il est impossible de décrocher une fois que le premier épisode a été lancé.

Parce que c’est un miroir fascinant de l’Amérique post-11 septembre

Diffusée à partir de novembre 2001 sur la chaîne conservatrice Fox, 24 est indissociable du contexte de l’époque. La série aborde évidemment les grands thèmes des années Bush, ce qui explique son obsession pour le terrorisme, et les nombreuses polémiques sur l’usage de la torture ou la représentation des musulmans dans la série. Mais il ne faut pas non plus oublier que 24 a été visionnaire en montrant dès sa première saison un président noir (David Palmer) puis une femme présidente à partir de la septième (Allyson Taylor).

24 explore les peurs de l’Amérique et la figure du héros, en critiquant la politique américaine et la corruption, avec une obsession toute particulière pour les complots, une tradition américaine aujourd’hui très bien exportée. Il suffit pour s’en convaincre de regarder la magistrale saison 5, qui fait lourdement référence aux années Nixon, et qui tend un miroir peu reluisant aux Etats-Unis. Sous Obama, 24 aura l’intelligence de se renouveler et de questionner les méthodes de Jack Bauer pour empêcher des attentats, après une décennie mouvementée où la série a souvent été perçue à tort comme pro-républicaine.

Parce que Jack Bauer, la CTU et la série sont devenus cultes

Même si 24 est une série dramatique où les personnages sont toujours sérieux car ils font face à des situations très graves, sa popularité et sa longévité font que plusieurs éléments sont aujourd’hui entrés dans la culture populaire. On peut citer la sonnerie mythique du téléphone de la CTU, la manie de Jack Bauer de se sacrifier, le fait qu’il ne va jamais aux toilettes ou qu’il semble presque asexué, sa fille totalement gaguesque, les taupes toujours plus improbables, le bruit du compteur qui encadre chaque coupure pub, les rares « silent clocks » qui marquent la mort d’un personnage important ou un événement dramatique majeur, les personnages ressuscités on ne sait comment…

Bref, 24 est truffé d’éléments récurrents pour ses fans, ce qui en fait une série à laquelle on revient paradoxalement toujours comme un doudou, alors que sa thématique est plus actuelle et anxiogène que jamais.

24 Heures chrono saisons 1 à 9 et 24 Heures : Legacy sur FOX Play, disponible avec CANAL+.