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Pourquoi il faut (re)voir Prison Break, la série culte à se faire tatouer

Posté par Alexis Lebrun le 21 avril 2020
C’est bien connu : l’original est toujours meilleur que la copie. Avant que les plans improbables de grands masterminds ne deviennent à la mode, une série et son héros avaient déjà réalisé le hold-up parfait sur ce genre. Vous l’avez compris, on veut parler de Michael Scofield et de Prison Break.
Parce que son concept est terriblement addictif

Le scénario de départ de Prison Break est redoutable d’efficacité : un homme brillant met au point un plan extrêmement complexe et se retrouve volontairement en prison pour faire évader son frère accusé à tort d’un meurtre et condamné à mort. Il n’a pas le droit à l’erreur, et les 22 épisodes de la première saison sont une course contre la montre haletante dont on ne sait pas jusqu’à la dernière seconde si elle est gagnante ou pas. Prison Break est donc une série remplie de cliffhangers de folie, et de plot twists complètement tordus.

Il faut ajouter que presque toute l’intrigue se déroule dans l’atmosphère étouffante d’une prison américaine de haute sécurité remplie de détenus très dangereux qui se mêlent au plan d’évasion et qui risquent à tout moment de le faire capoter. Et à l’extérieur, une vaste conspiration gouvernementale (digne des meilleures théories du complot) se montre impitoyable avec les héros de la série. Bref, Prison Break repose avant tout sur un scénario qui vous colle à votre canapé et ne vous lâche plus.

Parce que c’est une série culte des années 2000

Prison Break n’est peut-être pas la série que tout le monde cite, mais pour tous ceux ayant connu l’explosion des séries en France il y a quinze ans, elle a laissé une trace indélébile. Quand la première saison a été diffusée chez nous en 2006, on ne parlait que de ça dans les écoles et devant les machines à café. Prison Break était alors au même niveau de popularité que des mastodontes comme 24 Heures chrono, Desperate Housewives ou Lost. Parmi les millions de spectateurs en haleine devant chaque épisode, beaucoup sont devenus des fans fidèles qui continuent de soutenir la série jusqu’à aujourd’hui et de militer pour une sixième saison.

Eh oui, Prison Break était quasiment un phénomène de société à sa sortie, et elle a engendré une quantité impressionnante de produits dérivés, de contenus bonus produits pour le mobile ou la télévision, et même de conventions de fans. Et difficile d’oublier aussi que l’acteur principal de la série (Wentworth Miller) est devenu un véritable sex-symbol avec son torse recouvert de tatouages et son esprit brillant sombre et torturé.

Parce que les saisons 2 et 3 sont injustement sous-estimées

Impossible d’ignorer que Prison Break dure plus d’une saison. Et vous auriez d’ailleurs tort de vous y arrêter. D’abord parce qu’elle se termine sur un cliffhanger irrésistible, et ensuite parce que la deuxième saison réussit la performance d’être aussi irrespirable, en ayant la bonne idée de renouveler entièrement son cadre. Elle introduit notamment un excellent second rôle pour donner du fil à retordre aux héros, l’agent du FBI Alexander Mahone, incarné par William Fichtner.

À partir de la saison 3 raccourcie en raison de la grève des scénaristes, le scénario de Prison Break a commencé à tourner un peu en rond et à aller extrêmement loin dans le grand n’importe quoi, mais ces excès et ces incohérences parfois totalement absurdes s’apprécient aujourd’hui comme une bonne série B à ne pas trop prendre au sérieux. Et si la saison 5 sortie en 2017 est acceptable, vous pouvez en revanche passer la saison 4, qui n’est pas seulement grotesque mais aussi très ennuyeuse.

Prison Break saisons 1 à 5 sur FOX Play, disponible avec CANAL+.