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Pourquoi il faut (re)voir Six Feet Under (OCS), la meilleure série sur la mort

Posté par Alexis Lebrun le 13 mai 2020
La série d’Alan Ball n’est pas la plus connue des classiques de l’âge d’or HBO, mais elle est clairement l’une des plus émouvantes. Et il faut absolument avoir vu Six Feet Under avant de mourir, car sa portée dépasse de beaucoup le simple cadre de la télévision.
Parce que c’est une série méditative sur la mort et le deuil

Chaque épisode de Six Feet Under commence par la mort d’un personnage, qui peut survenir de toutes les façons imaginables : naturelle, violente, inattendue, absurde ou carrément drôle… Les personnages principaux à la tête d’une entreprise funéraire (Fisher & Sons) sont à chaque fois responsables de l’embaumement et de la cérémonie funéraire, mais tous les épisodes abordent la disparition de façon différente.

Les personnages sont aussi tous confrontés frontalement (en particulier via le fantôme des disparus) à toutes les questions existentielles liées à la mort, et la manière dont ils réagissent fournit véritablement au spectateur des clés pour aborder lui-même ce sujet ô combien personnel voire intime. Et on ne compte plus les témoignages de personnes bouleversées par la série et qui considèrent ni plus ni moins que Six Feet Under a eu un impact positif majeur sur la façon dont ils abordent la mort et le deuil.

Parce que la famille Fisher est terriblement attachante

Non seulement Six Feet Under est une série qui traite directement de la mort, mais elle s’intéresse à une famille dont les membres sont à la tête d’une boîte de pompes funèbres à Los Angeles. L’entreprise a été lancée par le père (Richard Jenkins), mais ce dernier meurt dans le premier épisode, et ses deux fils se retrouvent malgré eux en charge de ce business pas comme les autres. David est un gay refoulé (brillamment interprété par Michael C. Hall) et Nate (Peter Krause) un personnage plus extraverti qui a toujours dit ne pas vouloir devenir croque-mort.

La veuve (mémorable Frances Conroy) vit une sorte de renaissance sexuelle, tandis que sa fille (Lauren Ambrose) fait l’expérience des débuts de la vie d’adulte et de ses contrariétés. Tous cherchent leur place, et l’évolution de ces personnages faillibles et de leurs relations souvent conflictuelles est passionnante à suivre. C’est ce qui en fait l’une des plus belles séries sur le thème de la famille, d’autant plus que Six Feet Under réussit à créer une empathie d’un niveau inégalé chez le spectateur.

Parce qu’elle est à la fois drôle et bouleversante

Rien n’explique mieux le ton très particulier de Six Feet Under que son magnifique générique. Alors que son thème de départ est particulièrement sombre, c’est une série à l’ironie féroce et à l’humour grinçant qui oscille constamment entre la gravité et la légèreté. La mort et la famille sont loin d’être les seules grandes questions qu’elle aborde : la sexualité est un élément central de la série, tout comme la parentalité. Et le tout donne des scènes où l’on ne sait pas toujours si l’on doit rire ou pleurer.

Une ambiance surréaliste et singulière que l’on ne retrouve dans aucune autre série. Et puis sans spoiler, on peut quand même dire que le final de Six Feet Under est l’un des plus réussis de l’histoire de la télévision. C’est une expérience marquante dont on se souvient toute sa vie, et devant laquelle on pleure à chaque fois. La conclusion parfaite d’une série philosophique aux vertus quasi thérapeutiques. Combien peuvent en dire autant ?

Six Feet Under saisons 1 à 5 sur OCS, disponible avec CANAL+.