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Pourquoi Villanelle reste l'un des meilleurs personnages de séries

Killing Eve est un petit bijou (et un ovni) dans le monde du thriller. De Phoebe Waller-Bridge, sa créatrice, à l’intrigue et le ton, en passant par Sandra Oh et Jodie Comer, ses deux actrices phares, la série passionne. Sa force ? Des personnages finement écrits. La preuve en est avec Villanelle, notre tueuse à gages préférée.

Pour rappel, Killing Eve, c’est le jeu du chat et de la souris le plus passionnant de ces dernières années. D’un côté il y a Eve Polastri (Sandra Oh), agente des services secrets Britanniques, de l’autre Villanelle (Jodie Comer), une tueuse à gages caméléon hors pair. Alors que la série a pris fin après quatre saisons – il y a presque un an déjà –, le personnage de Villanelle continue de nous fasciner, probablement parce que c'est l’un des meilleurs personnages de séries. Du moins, de ceux dont on se souviendra encore très longtemps. On vous dit pourquoi !

C’est un personnage complexe…

La saison 1 de Killing Eve nous permet de découvrir une partie de l’histoire de Villanelle. Au fil du temps et des épisodes nous en apprenons plus sur sa véritable identité, Oksana; ses origines, russes, et nous apprenons à décoder ce personnage complexe. Très complexe. Et multi-facettes. Sa facilité incroyable à se glisser dans des personnalités différentes (accents étrangers inclus) en est la preuve et c’est d’ailleurs ce qui la rend ultra-intéressante. Villanelle est une tueuse à gages, donc. Réputée pour son travail propre, rapide et surtout, très efficace. Villanelle tue si bien de sang-froid que sa névrose est quasi-évidente et son métier nourrit chez elle un travers obsessionnel et collecteur. Il n’y a qu'à voir les relations obsessionnelles qu’elle noue avec plusieurs objets de ses désirs : elle collectionne les robes de créateurs et les objets de luxe, et, elle tombe (trop) passionnément amoureuse. Comme si ces comportements excessifs et répétitifs nourrissaient paradoxalement un vide abyssal en elle et… sa vraie nature.

...et paradoxalement très attachant

Il est indéniable de dire que l’écriture du personnage de Villanelle le rend attachant. Elle apparaît parfois comme une enfant dépassée par certains événements, aux émotions finalement fragiles malgré une emprise sur elle-même évidente. D’ailleurs, son monologue dans la peau de Billie, une jeune toxico, dans la saison 2 est troublant : perdue entre fiction et sa propre réalité, quelque chose nous laisse à penser que sa diatribe sur l’ennui est un sentiment qu’elle partage profondément. Le vide existentiel est un sentiment terriblement humain que l’on peut tous ressentir à un moment, c’est aussi ça qui rend Villanelle attachante. Elle commet l’acte le plus déshumanisant : le meurtre, et pourtant à travers ses sentiments et ses émotions, elle laisse apercevoir certaines failles qui la rattachent au genre humain. La saison 3 la pousse à réfléchir davantage sur sa nature, ses désirs ou encore son avenir, et on la retrouve d'ailleurs pleine de volonté pour devenir une meilleure personne dans la saison 4.

Ses tenues reflètent à 100% sa personnalité

Repartons sur un terrain plus léger ! Le personnage de Villanelle est si bien écrit et construit que rien n’est laissé au hasard et surtout pas son attrait pour la mode. C’est un des points qui nous bluffe à chaque épisode de la série : Villanelle est toujours, toujours très bien habillée et ses tenues sont choisies avec attention, elles reflètent son goût excessif pour le luxe et ses multiples personnalités. Élégante et tomboy en costume, girly à l’extrême en robe (mais toujours avec un détail plus masculin) ou en pyjama de soie... Jodie Comer porte tout avec la même prestance et fait honneur à chaque vêtement glissé sur sa peau, donnant ainsi une époustouflante leçon d’histoire de la mode. Et si elle ose le criard et le sexy ou à l’inverse le conventionnel et le vintage, elle se fout bien des qu’en-dira-t-on, elle est caméléon.

 

Killing Eve, en intégralité sur CANAL+