Pourquoi vous allez adorer CHIEF OF WAR
Des paysages sublimes, des corps musclés, des combats titanesques… La fresque de Jason Momoa sur la guerre et la paix dans l’archipel d’Hawaï au tournant du XIXe siècle impressionne au plus haut point.
Du projet de niche à l’événement mondial
Sur le papier, il n’était pas évident du tout qu’une série historique aussi précise sur les guerres et la colonisation des îles hawaïennes dont on ignore à peu près tout et ce, en langue hawaïenne, puisse conquérir le monde. Et pourtant, le miracle a bien lieu, Jason Momoa, acteur jusque là spécialisé dans les films d’action, a réussi son pari : faire de ce projet éminemment personnel dont il est à la fois le créateur, le coscénariste, le coproducteur et le premier rôle un programme capable de séduire tous les publics. Si CHIEF OF WAR triomphe comme SHOGUN l’année dernière lors des différentes cérémonies de fin d’année à Hollywood, on ne sera pas étonné.
Entre les guerres et la colonisation, une série dans l’ère du temps
Rarement un acteur ne se sera autant engagé dans un projet. En défendant grâce à sa notoriété pendant plusieurs années le lancement de cette série jugée difficile, Jason Momoa peut être fier. Non seulement, il a créé une saga historique que les fans de GAME OF THRONES, SHOGUN ou VIKINGS vont adorer parce qu’on y retrouve une intrigue complexe opposants plusieurs royaumes d’un archipel, des batailles sanglantes ainsi qu'un futur ennemi invisible, les colons anglais américains, mais il développe également un regard moderne sur l’Histoire récente. Les téléspectateurs français vont ainsi découvrir l’Histoire mouvementée de l’unification des royaumes hawaïens face à la colonisation mais également une célébration de ces terres, de leur beauté de leur langue et de la paix qui y régnait. C’est tout autant l’actualité de ces derniers mois que les différents récits sur la colonisation dans le monde qui sont remis en perspective sans pour autant que s’affrontent les bons et les méchants. CHIEF OF WAR prend bien soin de montrer à travers les deux personnages principaux Ka’Iana (Jason Momoa), guerrier ayant parcouru le monde et au fait des menaces à venir, Kahekili, roi avide de conquêtes, que les alliances et les décisions les plus graves sont soumises aux circonstances et aux humeurs. Mieux, la série y ajoute une touche mystique en racontant comment les croyances dans le surnaturel pèsent dans le destin des individus et de leurs maîtres. Pour le spectateur, tout est nouveau – on a jamais vu de telles bagarres avec des armes serties de coraux ni écouté une telle langue – et d’autant plus impressionnant.

Un paradis perdu
On peut se concentrer sur les intrigues de palais, la géopolitique locale et les jeux d’alliances entre les différentes puissances de l’époque mais il ne faut pas oublier que le sujet de la série est également la description d’un univers paradisiaque peu à peu corrompu par la violence, l’ignorance et l’appât du gain. A l’instar des westerns décrivant la fin programmée du monde des autochtones, CHIEF OF WAR prend soin de souligner la beauté immémoriale de ce qui deviendra un siècle plus tard un immense resort pour touristes américains. On peut au gré des épisodes choisir de se concentrer sur les tatouages, les costumes, les coûtumes ou les paysages tout aussi saisissants.


