Sur CANAL+, cette nouvelle série va vous faire repenser le rapport de couple !
MINIATURE WIFE est une mini-série en dix épisodes reposant sur la miniaturisation d’un individu. Un concept éculé en apparence, qui trouve un second sens drôle et pertinent dans cette série qui débute aujourd’hui sur CANAL+.
MINIATURE WIFE interroge le rapport de force
Attention, loin de nous l’idée de vous révéler des moments clés de MINIATURE WIFE dont les deux épisodes débutent ce soir sur CANAL+, puis, chaque jeudi. L’objectif n’est pas de vous gâcher quelques surprises, mais simplement de vous expliquer pourquoi vous devez absolument y jeter un œil.
Car sur son concept même, on peut dire que MINIATURE WIFE de Jennifer Ames et Steve Turner ne révolutionne pas le genre. Des œuvres ont construit leur réputation sur la miniaturisation et on pense évidemment directement à L’HOMME QUI RÉTRÉCIT ou CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI LES GOSSES à la lecture du synopsis.
Ici, Lindy (Elizabeth Banks) et Les (Matthew Macfadyen) forment un couple heureux en apparence. Elle est une ancienne romancière à succès et lui un scientifique sur le point de révolutionner l’industrie agroalimentaire. En coulisses, ils ne se supportent plus. Lors d’une énième dispute absurde, Lindy est aspergée de la création de Les, un liquide rapetissant. Elle se réveille en faisant 15 centimètres de haut.
Néanmoins, il serait réducteur de voir MINIATURE WIFE comme une simple petite histoire fantastique autour de la différence d’échelle. Certes, la série entend s’amuser avec le changement de perspective, mais elle entend surtout raconter physiquement une crise conjugale, lorsque le déséquilibre au sein du couple prend un nouveau visage, plus concret.
Entre comédie et drame
Une situation que MINIATURE WIFE sait prendre avec humour, tout en ne perdant jamais de vue la tension sous-jacente, et cela que cela raconte des personnages. À ce jeu-là, le duo composé d’Elizabeth Banks et Matthew Macfadyen fonctionne à merveille, les deux ayant l’habitude de mélanger les genres. Elle est tout en rage contenue, épouse blessée et délaissée, soudain ramenée à la taille qu’elle occupe dans cette grande maison vide seulement occupée par un égo masculin envahissant. Lui n’est jamais profondément détestable, à la fois coupable et victime d’un patriarcat profondément ancré.
C’est tout le charme de la mini-série : porter un jugement sans alourdir son propos, dépeindre une crise de couple finalement ordinaire sous le prisme de l’extraordinaire, comme s’il fallait un événement fantastique pour nous ramener à une triste réalité. Oui, il y a des séquences particulièrement drôles dès l’entame du show, notamment grâce à une galerie de personnages secondaires truculente où chacun s’amuse à forcer le trait. Et oui, on ressent également toute la tristesse de ce couple en fin de relation où ni l’un, ni l’autre, ne se parle jamais à la même hauteur. MINIATURE WIFE mais une grande série ? Réponse chaque jeudi sur CANAL+.
