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The Good Lord Bird : Ethan Hawke en croisade contre l’esclavagisme

Posté par Alizee Guigliarelli le 15 décembre 2020
Ethan Hawke incarne un John Brown fougueux dans la série The Good Lord Bird, adaptée du roman de James McBride qui avait reçu le prestigieux National Book Award. La série sera diffusée sur CANAL+ à partir du 7 janvier.
La série

1856. John Brown, légendaire abolitionniste guidé par une foi obsessionnelle, sillonne les États-Unis pour libérer des esclaves à l’aide de méthodes parfois peu orthodoxes. Lorsqu’il provoque accidentellement la mort d’un esclave, il décide alors d’embarquer dans sa bande de renégats le fils de celui-ci, Henry Shakleford, jeune garçon de douze ans qu’il prend pour une fille. Commence alors pour Henry une aventure de deux ans aux côtés de ces étonnants soldats abolitionnistes menés par un John Brown inarrêtable qui le fera voyager à travers une Amérique rurale et urbaine, esclavagiste et abolitionniste, et le mènera jusqu’à l’attaque d’Harpers Ferry, dessinant les contours de la guerre de Sécession américaine à venir.

Adaptée du roman éponyme de James McBride qui a reçu en 2013 le National Book Award et produite par Blumhouse Television et Showtime, cette série en sept épisodes créée par Mark Richard (THE ICE AT THE BOTTOM OF THE WORLD) et Ethan Hawke (BOYHOOD, LES 7 MERCENAIRES) nous ramène aux prémices de la guerre de Sécession à la manière d’un western. À l’écran aux côtés d’Ethan Hawke en croisade contre l’esclavagisme, la série est notamment portée par Daveed Diggs (SNOWPIERCER, HAMILTON) et Joshua Caleb Johnson qui amène de la fraîcheur et une dimension humoristique par son regard juvénile sur les évènements.

3 questions à Ethan Hawke

Pourquoi avoir voulu porter à l’écran le roman L’Oiseau du Bon Dieu ?

Parfois, c’est juste une évidence. Quand j’ai lu le livre de James McBride, le climat politique ambiant de haine faisait écho à l’époque encore plus difficile à laquelle se déroule le livre. Le roman ne traite pas de politique mais de l’humanité en chacun de nous, ça m’a touché et j’ai voulu le partager avec les gens.
Et ça m’intéressait d’interpréter ce personnage de l’Histoire américaine qui n’avait jamais été adapté en fiction. Mais ce n’est pas le John Brown des livres d’histoire, c’est la perception qu’Échalotte en a, la version de James McBride de la manière dont un enfant de 14 ans qui prendrait la route avec John Brown aurait pu le percevoir, comme un enfant observerait un oncle fou dans une famille dysfonctionnelle.

Comment évolue la relation entre John Brown et Échalotte ?

En surface, la série parle de race, mais à travers le regard de ce garçon qui se sent obligé de se travestir, c’est en réalité la question de l’identité qui est centrale : l’identité en tant que nation, en tant que personne.
John Brown essaye d’être une bonne personne mais il n’arrive même pas à voir que cette jeune fille est en fait un garçon, et inversement Échalotte ne voit pas le vrai John Brown, pour lui c’est un vieil illuminé blanc, personne ne se regarde vraiment. Mais à travers la situation du pays, ces deux personnages opposés vont finir par se comprendre.

La série trouve-t-elle pour vous une résonnance dans le contexte actuel ?

Pendant longtemps les gens ont eu peur de raconter l’histoire de la guerre de Sécession ou de John Brown, parce qu’elle pointe l’esclavage, qui reste un sujet tabou. C’était donc important d’aborder ce pan de l’Histoire des États-Unis, d’autant plus dans notre monde agité. Il est essentiel que des histoires nous permettent de porter un regard honnête sur notre pays. Les livres et les films sont là pour étendre notre vision du monde, et James McBride est un auteur brillant, l’histoire d’Échalotte est intimement liée à ce que nous vivons actuellement.

D’ailleurs, si je pouvais rencontrer John Brown, je lui demanderais ce qu’il pense de l’Amérique actuelle.

 

The Good Lord Bird, dès le 7 janvier sur CANAL+