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The Head, une série dans la lignée d'Alien, The Thing et Shining

Posté par Alexis Lebrun le 29 septembre 2020
Diffusée depuis le 24 septembre sur CANAL+, la série horrifique de la rentrée emprunte à plusieurs grands classiques du genre. En route donc pour petit tour d’horizon des influences plus ou moins assumées de The Head.
The Thing (John Carpenter)

The Head raconte les mésaventures d’un groupe de chercheurs dans une station de recherche située en Antarctique. Pendant les six mois d’hiver sans soleil, dix d’entre eux doivent rester isolés sur place afin d’assurer la continuité de leurs études sur le climat. Mais quand la relève arrive, elle découvre un paquet de cadavres, une disparue et seulement une survivante. Une station de recherche en Antarctique et un mystérieux mal mortel qui menace tout le monde, ça vous rappelle quelque chose ? Une chose est sûre, The Head, assume totalement l’héritage du film culte de John Carpenter, puisque The Thing est regardé par les membres de la station au début de la série.

L’atmosphère paranoïaque de The Thing est aussi présente dans The Head, tout comme le nombre limité de personnages qui se retrouvent dans un huis clos flippant. Néanmoins, la série semble s’éloigner de la science-fiction du film de Carpenter pour emprunter un chemin plus proche du thriller traditionnel avec une enquête sur un meurtrier plus tangible que « la chose » de The Thing. Mais on n’est pas à l’abri de retournements de dernière minute.

Alien (Ridley Scott)

En matière d’horreur, le film de Ridley Scott est une autre référence assez incontournable, et The Head n’y échappe pas. S’il n’est pas certain que le tueur mystérieux soit une entité extraterrestre, la station de recherche et l’obscurité qui règne au pôle Sud rappellent les décors industriels créés pour le vaisseau Nostromo où Ellen Ripley essaye de ne pas se faire embrocher par la fameuse créature baveuse.

Comme dans The Head, cette dernière poursuit les membres de l’équipage et les élimine un à un de façon brutale, en réussissant à échapper à leur surveillance. Par ailleurs et comme dans Alien, la seule survivante de la série est aussi une femme : il s’agit de Maggie Mitchell, une docteure en médecine, présentée initialement comme un peu fragile pour survivre dans cet environnement hostile. Mais comme Ellen l’a très bien montré il y a plus de 40 ans, il ne faut pas se fier aux apparences.

Shining (Stanley Kubrick)

The Head est une série qui joue beaucoup sur la sensation d’enfermement de ses personnages coincés pour six mois dans leur station de recherche, et la claustrophobie qui en résulte. Tout le monde le sait depuis le confinement de cette année, devoir rester enfermé chez soi pendant plusieurs mois peut rendre fou. Au cinéma, cette folie n’a jamais été mieux représentée que dans l’adaptation du roman de Stephen King réalisée par Stanley Kubrick : Shining. Même si vous ne l’avez pas vu, vous connaissez sûrement les images de Jack Nicholson poursuivant les membres de sa famille avec une hache dans les couloirs vides de l’hôtel où ils sont coincés pour l’hiver.

Son personnage (Jack Torrance) est sans doute un des antagonistes les plus effrayants de tous les temps, et The Head y fait plusieurs références. Il semble en effet que les membres de l’équipe de recherche sont poursuivis par un meurtrier mystérieux et éliminés les uns après les autres dans cet espace clos. L’importance du froid polaire dans l’ambiance de la série rappelle aussi la célèbre scène finale de Shining qui se déroule dans le labyrinthe recouvert de neige à l’extérieur de l’hôtel.

The Head disponible en intégralité sur CANAL+.