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The Shield : les ripoux de Los Angeles reviennent sur CANAL+

Posté par Alexis Lebrun le 26 février 2021
Œuvre majeure de l’âge d’or des années 2000, la série de Shawn Ryan n’a presque rien perdu de sa superbe aujourd’hui, près de vingt ans après ses débuts. Alors que les sept saisons de The Shield font leur retour sur CANAL+, c’est le moment ou jamais de (re)faire un tour au « Bercail » avec Vic Mackey et sa Strike Team.
Brigade de choc

The Shield n’est pas une série policière comme les autres. Ses personnages principaux sont membres d’une « Strike Team », une Brigade de choc qui s’attaque aux affaires criminelles les plus sordides de Los Angeles. Et pour obtenir des résultats, son leader Vic Mackey et ses hommes n’ont aucun scrupule à utiliser des « méthodes de voyous ».

Corruption, bakchichs et copinage avec certains gangsters font partie du quotidien de la série, qui se déroule dans un quartier très chaud de la ville, et qui a d’ailleurs été tournée en immersion dans des zones où de vrais gangs étaient actifs. Le principe de la série s’inspire en outre du scandale Rampart, une affaire retentissante qui a secoué la police de Los Angeles à la fin des années 1990, quand des dizaines de membres de l’unité anti-gang CRASH se sont retrouvés accusés de faits de corruption d’une gravité et d’une ampleur rarement égalées dans l’histoire américaine.

La transformation de Michael Chiklis

Il est LE visage de The Shield et il y a une excellente raison à cela. En donnant vie pendant sept saisons au flic ripou Vic Mackey, l’acteur américain Michael Chiklis est entré dans la même catégorie que Jon Hamm, Bryan Cranston, Michael C. Hall, Hugh Laurie ou James Gandolfini : celle des acteurs éternellement associés à un anti-héros mythique de l’histoire des séries. Pour ce rôle, Michael Chiklis a d’abord opéré une transformation physique impressionnante.

Alors qu’il était surtout connu pour avoir incarné le gentil commissaire bedonnant et menacé de calvitie de la série L’As de la crime dans les années 1990, le revoilà chauve, avec un paquet de kilos en moins, et des biceps énormes coincés comme son nouveau corps trapu dans des tee-shirts moulants. Chiklis complète ce physique de déménageur intimidant en jouant son personnage avec une arrogance et une grande gueule qui contrastent admirablement avec certains de ses comportements en privé, notamment avec ses enfants. Il remportera en 2002 l’Emmy Award et le Golden Globe du meilleur acteur dans une série dramatique pour son interprétation de Vic Mackey.

Une série révélatrice de talents

Quand Shawn Ryan lance The Shield en 2002, ce n’est pas une star des séries. Il a surtout travaillé comme producteur et scénariste sur Angel pendant une saison avec Joss Whedon, signant notamment un épisode qui aborde la question des violences policières. Peu importe : il restera le showrunner de The Shield pendant ses sept saisons, jusqu’à la fin acclamée de la série en 2008. Il a depuis lancé de nombreuses séries dont une qui partage le même univers que The Shield : S.W.A.T. Mais un autre nom est aussi très souvent associé à sa première création : Kurt Sutter.

Eh oui, le créateur de Sons of Anarchy a commencé comme scénariste puis producteur sur The Shield, où il a également fait trois petites apparitions en tant qu’acteur. Il faut aussi citer l’acteur Walton Goggins, devenu très demandé à Hollywood depuis son rôle de Shane Vendrell, qu'il a joué du début à la fin de la série. Enfin, The Shield a aussi marqué un tournant pour la chaîne américaine FX, puisqu’il s’agissait à l’époque de sa toute première production maison. La réputation de la série contribuera au changement d’image de FX, devenue aujourd’hui une référence à la tête d’un catalogue riche en séries originales et ambitieuses. Deux adjectifs accolés à raison à The Shield : il suffit d’aller au bout du premier épisode pour en être convaincu.

The Shield saisons 1 à 7, disponibles sur CANAL+.