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The Twelve saison 2 : anatomie d’un jury de procès d’assises

Quatre ans après une première saison convaincante, la série judiciaire flamande revient avec une nouvelle affaire criminelle jugée par douze jurés aux assises belges. Dans ces huit nouveaux épisodes de The Twelve, il est question d’un « Cinderella Murder »…

Une affaire passionnante

Avec le triomphe d’Anatomie d’une chute (bientôt diffusé sur CANAL+) dans le monde entier, le film de procès est de nouveau à la mode. On se passionne pour les débats judiciaires et les effets de manche des avocats dans l’enceinte silencieuse des tribunaux. Cette saison 2 de The Twelve tombe donc à point nommé, d’autant que sa spécificité est de mettre en scène un jury de cour d’assises, c’est-à-dire des citoyens ordinaires.

Au nombre de douze, ils ont la lourde responsabilité de déterminer si un père (Anton) et sa fille (Julie) sont coupables du meurtre de Marianne, belle-mère retrouvée dans le sang au pied des escaliers. Les médias appellent cette affaire le « Cinderella Murder » parce que la victime passe un peu pour Madame de Trémaine, la belle-mère marâtre de Cendrillon.

De multiples suspects

La Marianne en question ne cachait en effet pas son hostilité à l’égard de sa belle-fille, ce qui offrait à cette dernière un mobile crédible pour s’en débarrasser. Mais elle défend la thèse accidentelle en prétendant simplement avoir poussé sa belle-mère dans les escaliers.

À moins que le père ne soit coupable du meurtre, car sa relation avec la future victime battait sérieusement de l’aile ? Et il a aussi un gros problème avec l’alcool…

Son avocat l’oriente en tout cas vers une stratégie de défense pour le moins singulière : charger sa fille pour sauver sa peau, ce qui ne peut évidemment pas se faire sans quelques pots cassés. Et quid de l’ex de la victime ? Il n’est pas sur le banc des prévenus, mais son profil a rapidement de quoi troubler.

Des jurés très humains

Autrement dit, tout le monde est suspect, et on souhaite bien du courage au jury pour arriver à un verdict juste. Contrairement au chef-d’œuvre dont elle s’inspire ouvertement, le Douze Hommes en colère de Sidney Lumet (1957), la série ne se déroule pas à huis clos. On suit les membres du jury à l’extérieur du tribunal, leurs problèmes personnels, les liens qu’ils tissent et évidemment leurs difficultés face à cette affaire.

Les personnages sont bien écrits, parfois attachants, et bien sûr faillibles, si bien qu’on s’identifie vite à eux. Et comme cette saison 2 est joliment filmée par Kaat Beels, déjà réalisatrice de la série fantastique Beau Séjour en 2017, ce nouveau procès de The Twelve passe presque aussi vite que les 2h30 du film de Justine Triet. Il manque juste une apparition de Swann Arlaud…

The Twelve saisons 1 et 2 sur POLAR+, disponible avec CANAL+.