Arsenal - PSG : Avec un Donnarumma dans la forme de sa vie, Paris possède un atout de taille
Opposé à Arsenal en demi-finale de la Ligue des champions, le Paris Saint-Germain peut remercier son gardien. Auteur d’une campagne de phase à élimination directe quasi irréprochable, Donnarumma doit enchaîner et laver sa performance passée face aux Gunners.
Pour faire de grandes choses en Ligue des champions, il faut commencer par avoir un grand gardien. Si Paris a atteint ce stade de la compétition, il le doit beaucoup à Gianluigi Donnarumma. L’Italien surfe sur une vague de belles performances, en championnat comme en Ligue des champions. Bouc émissaire des Parisiens ces dernières années, l’Italien est aujourd’hui vu comme le sauveur. Lors de la phase finale, Donnarumma a excellé, qualifiant Paris face à Liverpool, à Anfield. Ensuite, il a réalisé les arrêts qu’il fallait, alors qu’Aston Villa faisait prendre l’eau à la défense parisienne.
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Pas une immense saison, mais tout de même présent
Donnarumma est devenu un atout de taille (1m96) pour le Paris Saint-Germain millésime 2025. Sur l’année civile, le gardien n’a que peu été inquiété, tant ses coéquipiers parviennent à dominer les rencontres. Mais lorsque le portier parisien est sollicité, il est décisif et ne commet plus d’erreurs de concentration. En Ligue 1, il reste ce gardien décisif sur sa ligne, intraitable. En Ligue des champions, la saison a été un peu plus compliquée.
Sur l’ensemble de la saison et parmi les quatre gardiens encore en lice en C1, Gianluigi Donnarumma figure dernier en pourcentage d’arrêts sur la compétition : 65 % (12 matches), contre 70 % pour Szczesny (Barcelone, 6 matches), 79 % pour Raya (Arsenal, 10 matches) et 87 % pour Sommer (Inter, 11 matches). Cependant, si Donnarumma est loué, c’est pour sa phase finale.
« Beaucoup de gens doutent de lui, mais nous non. »
Contre Liverpool (huitième de finale) à l’aller, le portier italien n’a été sollicité qu’une seule fois (1 frappe cadrée pour Liverpool) et a encaissé le but. L’action est allée vite et la faute ne peut être attribuée qu’au gardien. Au match retour, en revanche, Donnarumma s’est largement plus montré : 2 arrêts décisifs qui ont permis à son équipe d’accrocher les prolongations. Puis, une séance de tirs au but exceptionnelle. Avec 2 penalties arrêtés, l’Italien est apparu comme le héros du soir, permettant aux siens de réaliser un exploit monstrueux.
Face à Aston Villa (quart de finale), l’aller a été plutôt tranquille pour le gardien parisien : un but concédé et un arrêt, mais le principal était ailleurs. C’est davantage au retour, encore une fois, que l’ancien Milanais s’est illustré. Alors que son équipe menait 5 buts à 1 au score cumulé, Donnarumma a largement sauvé les meubles lors du relâchement parisien. Malgré 3 buts encaissés, l’addition aurait pu être largement plus salée. Donnarumma a enchaîné les arrêts (5 au total) pour garder les siens sur les bons rails et permettre au PSG de filer en demi-finale.
Après cette qualification ô combien importante, Donnarumma est de nouveau apparu comme le héros parisien, au contraire des saisons précédentes, où l’Italien était souvent pointé du doigt. Il en allait de même en début de saison, lors de la saison régulière. Achraf Hakimi s’est voulu rassurant, cependant, après le match retour à Villa Park : « Beaucoup de gens doutent de lui, mais nous non. On sait que c’est l’un des meilleurs gardiens du monde. Il a énormément aidé l’équipe. »
Montrer un meilleur visage face à Arsenal
Pointé du doigt après la défaite à domicile face à l’Atlético Madrid, Gianluigi Donnarumma ne s’est pas voulu rassurant lors de la saison régulière. Une habitude prise par le gardien parisien depuis son arrivée au Paris Saint-Germain : l’élimination en 2022 par le Real Madrid, où ses relances hasardeuses lui ont valu un premier but de Karim Benzema ; trop court sur la frappe de Coman en 2023 face au Bayern Munich ; ou encore ses sorties, ou plutôt non-sorties, face au Barça et à Dortmund la saison passée, qui ont coûté cher au PSG.
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Cette saison, le PSG a déjà défié Arsenal en saison régulière (J2), et cette opposition s’est soldée par un échec cuisant des Parisiens (2-0 à l’Emirates Stadium). Sur les deux buts des Gunners, Donnarumma paraît fautif à chaque fois. D’abord face à Havertz, où sa sortie est totalement loupée, permettant à l’Allemand de mettre sa tête sur le cuir et de le projeter dans le but. Ensuite, sur un coup de pied arrêté frappé par Saka. Excentré, le coup franc était initialement un centre, mais le ballon rebondit une fois, puis une deuxième fois devant le gardien, qui n’arrive pas à capter la balle, pourtant lente.
Depuis ce déboire, Donnarumma s’est amélioré et a prouvé qu’il pouvait être décisif pour son équipe. Il s’agira donc de rééditer, face à Arsenal, les 29 avril et 7 mai prochains.
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