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Formule 1 : Comment Pierre Gasly a-t-il récupéré son podium au Grand Prix de Monaco ?

Le Grand Prix de Monaco a livré des résultats quelque peu confus, à l’arrivée, en raison de nombreuses pénalités distribuées aux pilotes. Pierre Gasly a justement franchi la ligne en 3e position, mais a finalement été rétrogradé après l’arrivée. Après avoir porté réclamation, Alpine a finalement obtenu gain de cause. Vendredi 12 juin, le Normand a récupéré sa 3e place.

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Pierre Gasly a connu une soirée difficile, le 7 juin dernier. Alors qu’il franchissait la ligne d’arrivée du Grand Prix de Monaco en 3e place, les pénalités reçues pendant la course l’ont finalement relégué au 7e rang. Un résultat certes correct, mais très particulièrement difficile à accepter alors que le podium était clairement en jeu. Alpine a ainsi choisi de monter un dossier et de porter réclamation auprès de la FIA. L’écurie française a obtenu gain de cause le vendredi 12 juin, et le pilote Normand a récupéré sa 3e position. Isack Hadjar est du même coup reclassé 4e. Voyons quels éléments ont pesé dans la balance, pour aider la FIA à trancher.

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Pourquoi Pierre Gasly avait-il été pénalisé à Monaco ?

Comme de nombreux autres pilotes (Lewis Hamilton, George Russell...), Pierre Gasly a été pénalisé à Monaco pour excès de vitesse dans la voie des stands. Le Normand a été puni à deux reprises, avec des pénalités de 5 secondes (10 secondes au total donc). Sa vitesse a été mesurée une première fois à 60,1 km/h, puis à 60,4 km/h (la limitation de vitesse dans la voie des stands à Monaco est fixée à 60 km/h). Contrairement aux autres pilotes, le Français n’a pas servi ses pénalités lors d’arrêts aux stands durant la course. Elles ont donc été ajoutées à son temps global, d’où sa relégation de la 3e à la 7e place à l’arrivée.

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Un système de mesure bien particulier

Cette situation permet de se pencher plus en détail sur le système qu’utilise la FIA pour contrôler la vitesse des pilotes dans la voie des stands. Il ne s’agit pas d’un simple radar, comme on en croise sur les routes. En Formule 1, chaque voie des stands est équipée de systèmes qui s’apparentent à des radars tronçon. Concrètement, la vitesse est calculée à partir d’une distance parcourue, et d’un temps de passage, entre deux points qui servent de référence. Au total, à Monaco, 9 points de contrôle servaient à établir ces mesures.

Pierre Gasly finalement recrédité de sa 3e place

Alpine n’a pas attendu et a rapidement décidé de monter un dossier et porter réclamation auprès de la FIA. Il aura fallu attendre le vendredi 12 juin, soit 5 jours après le Grand Prix de Monaco, pour connaître le verdict. C’est désormais officiel, Alpine a obtenu gain de cause, Pierre Gasly a récupéré sa 3e place.

Les preuves apportées par l’écurie française, ainsi que les investigations menées par les instances, ont mis en évidence une faille dans le système de mesure à Monaco. Tout semble s’être joué dans la première zone de contrôle de la voie des stands. En cause, une barrière changée avant le week-end de course, permettant aux pilotes de couper un peu plus la trajectoire, de parcourir moins de distance et donc de gagner du temps sans pour autant rouler plus vite. En prenant en compte ces éléments, la vitesse de Gasly a été recalculée, et tombe bien sous la limitation autorisée. Les passages litigieux du Français, initialement mesurés à 60,1 et 60,4 km/h, sont finalement établis à 58,7 et 58,8 km/h.

Une décision qui ne fait pas l’unanimité auprès des autres écuries

Évidemment, l’annulation des pénalités de Pierre Gasly n’a pas été perçue positivement par d’autres écuries. Chez Mercedes, George Russell avait lui aussi été pénalisé durant le Grand Prix de Monaco, et pour les mêmes raisons. Toutefois, le pilote britannique a servi sa pénalité et n’a donc pas pu porter réclamation. Idem pour Oscar Piastri, qui voit le Français repasser devant lui au classement de la course. Quoiqu’il arrive, les choses devraient rester figées, aucune autre équipe n’ayant déposé de dossier auprès de la FIA dans le délai réglementaire de 96 heures après l’arrivée du Grand Prix.

Crédit photo : IconSport

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