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Formule 1 : Pourquoi Red Bull n’utilise pas son aileron « Macarena » pour le Grand Prix de Belgique ?

Red Bull a opté pour une configuration différente pour le Grand Prix de Belgique. L’écurie est arrivée à Spa-Francorchamps avec une monoplace dotée de l’ancien aileron arrière. Mais pour quelle raison ?

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Comme Ferrari, Red Bull a développé un système d’aileron arrière spécifique, très différent de ceux des autres équipes. Toutefois, pour le Grand Prix de Belgique, l’écurie autrichienne a fait un pas en arrière en optant pour l’ancienne solution technique, c’est-à-dire celle utilisée jusqu’au Grand Prix de Miami. Pour comprendre ce choix, il faut regarder vers les courses précédentes...

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Un gain de performances...

Cette année, la nouvelle réglementation a bouleversé l’approche des ingénieurs, notamment en termes d’aérodynamisme. À la place du DRS, disparu en fin de saison 2025, les monoplaces 2026 sont équipées d’ailerons mobiles à l’avant et à l’arrière. Chaque écurie a développé son propre système, mais Ferrari et Red Bull ont suivi une voie différente des neuf autres équipes.

Alors que presque tout le monde a répliqué (à quelques détails près) le DRS des saisons précédentes, Ferrari et Red Bull ont mis au point un système d’ouverture d’aileron, connu sous le nom (non officiel) d’aileron « Macarena ». Concrètement, le flap supérieur de l’aileron arrière ne s’ouvre pas en se soulevant, mais en pivotant sur lui-même (avec des sens opposés chez Ferrari et Red Bull). Un pari technique qui porte ses fruits puisque, grâce à une ouverture plus importante, les monoplaces des deux écuries gagnent en vitesse de pointe dans les lignes droites.

... Mais quelques défaillances

Si les deux écuries ont développé leurs systèmes respectifs durant l’intersaison, Red Bull n’a introduit son aileron « Macarena » que lors du Grand Prix de Miami. Et si l’équipe autrichienne a signé de bons résultats depuis (3e au Canada, 4e à Barcelone, 2e en Autriche), elle a également connu quelques déboires, directement liés à cet aileron arrière.

Les problèmes sont survenus dès le week-end en Autriche. En fin de Q3, lors des qualifications, Max Verstappen avait perdu le contrôle de sa Red Bull dans l’avant dernier virage. Une sortie de piste assez spectaculaire, causée par une perte d’appui au moment d’entamer le virage. Un incident qui ne l’avait pas empêché de monter sur le podium, mais qui avait toutefois suscité quelques interrogations en interne. Une semaine plus tard, à Silverstone, même problème, cette fois en course. À quelques tours de la fin du Grand Prix, Verstappen a une nouvelle fois perdu le contrôle de sa monoplace, et terminait dans le bac à graviers. Cette fois, c'était l'abandon. On avait alors appris après l’arrivée que cette sortie de piste était due, encore, au fameux aileron « Macarena ».

Il s’agirait en fait d’un souci lié à la fermeture de l’aileron en bout de ligne droite. Au moment de freiner pour aborder un virage, le système ne fournirait pas suffisamment d’appui, ce qui déséquilibrerait la voiture. L’écurie a donc choisi de revenir à son ancienne configuration, avec un système plus conventionnel, pour le Grand Prix de Belgique. La FIA avait justement ouvert une enquête concernant les ailerons de Ferrari et Red Bull, l’objectif étant de garantir la sécurité de ces dispositifs. La Scuderia conserve quant à elle son aileron « Macarena ». Red Bull va apporter quelques ajustements techniques, pour pouvoir réutiliser cette solution plus tard dans la saison. Reste à voir quand elle refera son apparition...

Crédit photos : IconSport

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