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Formule 1 : Quelle est la hiérarchie de la grille après le Grand Prix d’Australie ?

Après le Grand Prix d’Australie, on a enfin une lecture plus claire de la grille. Chaque écurie a enfin dévoilé son jeu, permettant ainsi d’établir un semblant de hiérarchie en ce début de saison.

Formule 1

Mercedes avait-elle vraiment tout montré à Bahreïn ? Ferrari est-elle bien placée au moment d’entamer cette nouvelle saison ? McLaren et Red Bull vont-elles pouvoir à nouveau se disputer le titre en 2026 ? Et quid des nouveaux arrivants, que sont Audi et Cadillac ? Après le Grand Prix d’Australie, la hiérarchie de la grille commence à se dessiner...

Mercedes endosse le costume de favori

Depuis les premiers tours de roues, lors des essais hivernaux, le paddock assurait à l’unanimité que Mercedes serait au-dessus du lot en 2026. L’écurie allemande a bien évidemment tenté de noyer le poisson, en masquant son jeu et en multipliant habilement les déclarations pour tenter de nous faire croire qu’elle n’était pas le favori.

Mais à Melbourne, les masques sont tombés ! Et, sans grande surprise, Mercedes est l’écurie qui aborde le mieux cette nouvelle saison. Les Flèches d’Argent affichent à la fois un rythme très solide en qualifications, mais aussi en course. Reste maintenant à optimiser les départs. On a vu lors du Grand Prix de Melbourne que Russell et Antonelli se sont montrés particulièrement vulnérables à l’extinction des feux. Il faudra donc surveiller les évolutions apportées à la voiture lors des prochaines courses.

Lire aussi : Pourquoi la saison commence en Australie ?

Ferrari : la deuxième force du plateau

Comme Mercedes, Ferrari a montré de très belles choses pendant les essais hivernaux à Bahreïn. Ce qui s’est confirmé en Australie. Si les monoplaces rouges sont en net retrait par rapport à Mercedes dans l’exercice des qualifications (environ 8 dixièmes moins rapides), elles parviennent à rester assez proches en course, et même à se battre. En témoignent les 3e et 4e places signées par Leclerc et Hamilton lors du Grand Prix d’Australie. Ils terminent la course à un peu plus de 10 secondes des Mercedes. Ferrari a par ailleurs démontré une excellente fiabilité, un point qui sera justement crucial pour les manches à venir.

Red Bull et McLaren très proches

Un cran derrière Ferrari, Red Bull et McLaren semblent être assez proches en termes de performances. L’écurie autrichienne a vraisemblablement un léger avantage en qualifications (même s’il faudra réévaluer la situation après quelques Grands Prix). En revanche, les deux équipes jouent à peu près dans la même catégorie en course. Pour preuve, Norris et Verstappen ont terminés respectivement 5e et 6e à Melbourne. Là encore, la fiabilité jouera un rôle déterminant dans ce duel. L’une des Red Bull (celle d’Hadjar) en a d’ailleurs fait les frais. Le Français n’a pas vu l’arrivée du Grand Prix suite à une rupture mécanique.

De belles batailles dans le peloton en perspective

Derrière les quatre top teams, plusieurs équipes tenteront de tirer leur épingle du jeu. C’est notamment le cas d’Alpine, qui a débloqué son compteur de points dès la première course de la saison grâce à la 10e place de Pierre Gasly. S’il reste encore de nombreux ajustements à effectuer, l’écurie française peut espérer jouer dans la première moitié de tableau cette année.

Ce ne sera toutefois pas simple, face à Racing Bulls et Haas. Les deux équipes ont obtenus de bons résultats à Melbourne, plaçant chacune un pilote dans les points (Lindblad et Bearman). Les deux voitures semblent bien fonctionner, et devraient donc batailler durement avec Alpine tout au long de la saison pour dominer le midfield.

D’autre part, n’oublions pas trop rapidement Audi qui a déjà marqué ses premiers points ! Le travail abattu cet hiver semble déjà porter ses fruits, et place l’écurie dans la lutte face à Alpine, Racing Bulls et Haas.

Williams navigue quant à elle entre deux eaux. Sans être complètement distancée par le peloton, l’écurie apparaît tout de même en léger retrait. Le développement de la voiture devrait permettre de venir jouer les trouble-fêtes.

Aston Martin et Cadillac en retrait

À l’arrière de la grille, les problèmes rencontrés par Aston Martin cet hiver se confirment malheureusement. L’écurie anglaise, motorisée par Honda cette année, n’a engrangé que très peu de tours de roulage, et donc peu d’informations. Bien que la saison vienne à peine de commencer, la situation reste assez préoccupante. Il faudra voir avec quelle efficacité l’équipe peut inverser la tendance pour remonter dans la hiérarchie.

Les débuts sont également compliqués pour Cadillac. On s’y attendait, cette saison étant la première pour l’écurie qui, rappelons-le, est la seule à partir d’une feuille totalement blanche cette année (Audi ayant construit sa saison sur la base de l’écurie Sauber). La monoplace est en retrait en termes de rythme et, pour ne rien arranger, ne montre pas une fiabilité à toute épreuve (seule une des deux monoplaces a pu terminer la course à Melbourne). Il faudra alors mesurer l’impact des futures évolutions apportées par Cadillac.

Crédits photo : IconSport

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