Isack Hadjar prolongé chez Red Bull, que vaut le Français face aux autres coéquipiers de Verstappen ?
Ce mardi, Red Bull a annoncé la prolongation de contrat d’Isack Hadjar pour 2027. Le Français continuera donc son aventure en Formule 1 au moins une année. L’écurie autrichienne place sa confiance chez le Parisien, là où elle n’avait pas su le faire pour d’anciens coéquipiers de Max Verstappen.
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La Line-Up de Red Bull en 2027 est actée. À Monaco, en juin dernier, l’écurie autrichienne avait annoncé en grande pompe la prolongation de son pilote star Max Verstappen (jusqu’en 2030). Cette fois, juste avant Bakou et le retour d’Isack Hadjar après une absence de trois courses (blessure au poignet), c’est au tour du Français d’être prolongé. Ce jusqu’à la fin d’année 2027. Un gage de stabilité à venir chez Red Bull, rarement vu ces dernières années.
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Un passif compliqué avant Sergio Pérez
Malgré une progression perturbée par une blessure au poignet qui l'a contraint à manquer les trois derniers Grands Prix, Hadjar occupe la 8ᵉ place du championnat du monde avec 71 points, avec un podium au Grand Prix de Monaco (3ᵉ) et une série de sept top 6 consécutifs avant sa blessure.
Il est devenu le 11ᵉ pilote issu du programme Red Bull Junior à piloter pour l'écurie, marchant dans les traces de Sebastian Vettel, Daniel Ricciardo et Max Verstappen, et avait signé la 3ᵉ place des qualifications dès son premier Grand Prix, en Australie. Laurent Mekies, le patron de l'équipe, a résumé : « Il s'est montré exceptionnel tant sur la piste qu'en dehors, d'autant plus qu'il n'en est qu'à sa deuxième saison en Formule 1 »
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Concrètement, s’il est bien entouré et bien apprécié chez Red Bull, Isack Hadjar montre aussi qu’il n’a pas volé sa place. Du moins qu’il l'ait mérité autant, voire plus que d’autres passés avant lui. Parce qu'il est difficile de partager la lumière avec Max Verstappen. Et, depuis l’émergence du Néerlandais, bon nombre se sont brûlé les ailes. À commencer par Pierre Gasly en 2019.
Verstappen a fait ses débuts chez Red Bull en 2016, aux côtés de Daniel Ricciardo (présent depuis 2014). Après trois saisons à piloter côte à côte, l’Australien partait chez Renault, laissant la place incontestée de numéro 1 au Néerlandais. L’objectif était alors de trouver un coéquipier qui permettra à l’écurie de remporter un championnat constructeur. Et le premier à s’y essayer fût Pierre Gasly. 12 courses (dont deux DNF), 63 points, son meilleur résultat n’aura été qu’une 4ᵉ place à Silverstone, seule fois où le Français avait fini devant Verstappen.
De quoi pousser en milieu de saison la montée d’Alex Albon depuis Toro Rosso pour les neuf dernières courses de la saison. Avec de bons résultats, le Thaïlandais est prolongé pour 2020. Mais cette saison marquée par le covid n’est pas une réussite. Au total, en 26 Grands Prix, Albon aura rapporté 181 points et 2 podiums. Il sera remplacé l’année d’après par Sergio Pérez : coéquipier « référence » de Max. En quatre saisons, le Mexicain rapporte 932 points à Red Bull (en 90 Grands Prix), et surtout deux championnats constructeurs (2022 et 2023) : titre que cherchait l’écurie autrichienne depuis 2013. Mais après ce temps béni, Pérez paraissait beaucoup plus en retrait que son coéquipier et quittait l’écurie en fin d’année.
ISACK HADJAR PROLONGE CHEZ RED BULL POUR 2027 ✅
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) September 23, 2026
L'écurie a officialisé son duo avec Max Verstappen pour la prochaine saison de Formule 1 💫 pic.twitter.com/JS8yWbnsTv
Depuis Pérez, la difficulté à trouver aussi bien…
Après Pérez, Red Bull a essayé Liam Lawson, jeune issu de l’académie. Après seulement 2 courses, l’écurie revient sur sa décision et tente Yuki Tsunoda. Un échec cuisant pour l’écurie aux 6 championnats du monde constructeurs. En 22 Grands Prix, le Japonais ne rapporte que 30 petits points. De quoi finalement lancer Isack Hadjar dans le grand bain, une saison après sa montée en F1.
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Depuis Hadjar affiche une certaine stabilité mais reste loin du peloton de tête. En revanche, en comparaison aux anciens coéquipiers de Max Verstappen, Hadjar montre un bien meilleur visage. En moyenne, sur ses 11 Grands Prix disputés, le Français a rapporté 6,45 points par week-end. C’est déjà plus que Pierre Gasly (5,25 pts/week-end), Lawson (2,8 pts/week-end) ou Tsunoda (1,3 pts/week-end) et presque autant qu’Alex Albon (qui a disputé plus de GP : 7 pts/week-end).
Avec la confiance accordée par Laurent Mékiès, Isack Hadjar aura déjà une pression de moins pour son retour à la compétition. Il faut désormais qu’il prouve qu’il peut faire aussi bien, voire mieux, que Sérgio Pérez (qui a rapporté en moyenne 10,35 points par week-end à Red Bull). Et pourquoi pas, plus tard, dépasser Verstappen (qui, en 224 Grands Prix, a rapporté 15,7 points par week-end en moyenne).
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