Lens – Sporting : Yannick Cahuzac, le pari fou des Sang et Or ?
Ce mardi, le RC Lens retrouve la Ligue des champions à Bollaert à l’occasion de la 2ᵉ journée de saison régulière face au Sporting. Au milieu de tout ça, un nom va accaparer l’attention : Yannick Cahuzac. Placé sur le banc avant la trêve, le Corse va directement être mis à l’épreuve de l’Europe.
En savoir plus sur le Football
Il y a quatre ans, il portait encore le brassard des Sang et Or sur la pelouse de Bollaert. Aujourd'hui, Yannick Cahuzac est assis sur le banc, à 41 ans, avec la lourde mission de relancer un vice-champion de France englué dans un début de saison poussif. Pire encore, le natif d’Ajaccio doit emmener Lens dans son épopée européenne, sans se brûler les ailes. Et cela commence dès ce mardi, face au Sporting.
Lire aussi : Les grandes retrouvailles pour Olivier Giroud face à Arsenal
Ancien capitaine devenu technicien dans l’urgence
Cahuzac a joué et même été capitaine de Lens de 2019 à 2022, pour 73 apparitions. À la fin de sa carrière, il a intégré le staff de Franck Haise, puis poursuivi son apprentissage à Lorient auprès de Régis Le Bris et d'Olivier Pantaloni. Ce dernier ne tarit pas d'éloges sur lui : « Ce sera le meilleur entraîneur de France dans quelque temps », avait-il confié.
Son retour en Artois s'est fait en deux temps. Il a intégré cet été le staff de Dino Toppmöller, après une saison comme adjoint de Pantaloni à Lorient. Mais le départ de l’Allemand, annoncé à la surprise générale, a changé la donne. À la suite de divergences avec les dirigeants sur l'organisation et le fonctionnement de son staff, Toppmöller cède sa place à Cahuzac. La décision paraît d'autant plus précipitée que Lens venait de s'imposer à Prague (2-3) pour son premier match de Ligue des champions. En championnat, en revanche, le bilan n'était que de quatre points en quatre journées.
Lire aussi : Après quatre matches, que faut-il retenir des Bleus de Zinédine Zidane ?
Le club a alors annoncé qu'il ne s'agissait pas d'une mission d’intérim, mais bien d’un poste permanent. Il y a pourtant un problème : l'entraîneur passe cette saison ses diplômes en parallèle de ses fonctions. Lens a choisi d'assumer cette contrainte en pariant sur « une valeur montante du coaching ».
Un pari risqué dont le paradoxe est total : si Cahuzac réussit, Jean-Louis Leca (directeur sportif) aura eu raison de faire confiance à l'amitié (les deux se sont côtoyés au SC Bastia et en équipe corse). S'il échoue, c'est le directeur sportif qui sera en première ligne, lui qui avait pourtant fait forte impression en recrutant Toppmöller.
Le Sporting, un révélateur ?
C'est dans ce contexte que Lens accueille le Sporting. Le club portugais est réputé pour sa formation et sa stabilité, deux qualités que Lens vient justement de bousculer en changeant d'entraîneur en pleine tempête. Le contraste est frappant : d'un côté, une institution qui avance sur des bases solides, de l'autre un club qui a pris le risque de la rupture.
Pour Cahuzac, ce rendez-vous européen est aussi l'occasion de prouver que ses qualités de tacticien, que tous ceux qui l'ont côtoyé louent, peuvent s'exprimer face à un adversaire de haut niveau. C'est un autre exercice que la Ligue 1 : moins de temps pour préparer, moins d'erreurs permises.
Quoi qu'il arrive contre le Sporting, un seul match ne tranchera pas. Mais, il donnera une première indication sur la réponse à la question qui plane sur Bollaert : Lens a-t-il fait un coup audacieux ou une erreur de précipitation ?
Le meilleur du football sur l'application CANAL+ :
Ligue des champions La plus grande des compétitions en exclusivité
Premier League La crème du football anglais
Ligue Europa La C3 et ses clubs français, en intégralité
Arkema Première Ligue Le meilleur du football féminin en France
Ligue Conference Pour ne rien manquer du football européen





