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PSG - Arsenal : Comment Safonov a-t-il fait remporter la séance de tirs au but à Paris ?

Vainqueur de sa 2ᵉ Ligue des champions au terme d'une séance de tirs au but intense, le PSG a prouvé qu'il était expert en la matière. Même s'il n'a pas arrêté un penalty, Matvei Safonov a grandement impacté la séance, offrant le back-to-back au club de la capitale. De son côté, David Raya a bien facilité la tâche aux Parisiens. 

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Paris a remporté sa 2ᵉ Ligue des champions d'affilée, samedi dernier face à Arsenal (1-1, 4-3 t.a.b), et s'est (encore) propulsé au sommet du football européen. Une victoire acquise dans la douleur et grâce au terrible exercice des pénaltys. Car, en plus de la séance de tirs au but au terme de laquelle le PSG est sorti vainqueur du match, les Parisiens ont égalisé et accroché cette séance grâce à un pénalty transformé par Ousmane Dembélé. De quoi avoir matière à analyser comment le club de la capitale a maitrisé l'exercice pour réaliser le back-to-back. 

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Raya trop généreux avec les Parisiens

Dans une séance de tirs au but, les stars sont les gardiens de but. Les deux hommes les plus en vue lors de la fin de match entre Paris et Arsenal étaient donc logiquement Matvei Safonov et David Raya. Mais l'un a pris le pas sur l'autre. Si le portier des Gunners reste le seul à avoir arrêté un pénalty durant la séance (face à Nuno Mendes), le Russe, lui, a poussé ses adversaires à la faute, permettant à son équipe de remporter la finale. À l'image des deux équipes pendant le temps réglementaire, deux tactiques bien différentes se sont opposées chez les gardiens. 

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Il y a d'abord David Raya. L'Espagnol utilise une méthode à l'ancienne. Celle de choisir un côté où plonger et d'arrêter, ou non, le tir au but. Le problème, c'est que l'ancien de Brentford a offert d'immenses opportunités aux Parisiens. Ses plongeons sont beaucoup trop précipités. Il n'y a qu'à voir le pénalty égalisateur d'Ousmane Dembélé à la 65e minute de jeu. 

Le Ballon d'Or prend deux foulées avant de poser son pied d'appui et de frapper son pénalty. David Raya, lui, a déjà commencé à plonger au moment de la 2ᵉ foulée du Parisien. Face à un joueur du niveau de Dembélé, cette décision équivaut presque à offrir le but au Paris Saint-Germain. Le numéro 10 Rouge et Bleu n'a qu'à regarder où se dirige Rya pour frapper dans le sens opposé. Cette égalisation est cruciale. Le jeu fermé, Paris n'a pas beaucoup d'opportunités de recoller au score sans ce pénalty et donc n'a pas grandes chances d'emmener Arsenal aux tirs au but. 

Et la tendance s'est de nouveau ressentie lors de la séance de tirs au but. Face aux deux premiers tireurs parisiens – Gonçalo Ramos et Désiré Doué - David Raya plonge en avance, choisissant un côté sur la base du 50/50. Mais, habitués des exercices, Ramos et Doué frappent du côté opposé à chaque fois. Le gardien d'Arsenal n'est pas en tort sur son choix de plonger en avance. Par le fait, il s'offre une meilleure probabilité d'arrêter la frappe s'il plonge du bon côté. Ce qu'il a réussi à faire face à Nuno Mendes. Il laisse seulement l'opportunité à l'adversaire, si ce dernier jette un coup d'œil au bon moment, de frapper côté opposé et d'assurer un ballon au fond des filets. 

Safonov impérial même sans arrêts

De l'autre côté, Matvei Safonov aborde une stratégie bien différente. Le Russe, sur la majeure partie des pénaltys tirés par Arsenal, fait le choix fort d'attendre le dernier moment pour plonger. Et cette tactique est à double tranchant car, contrairement à son homologue espagnol, le Russe ne se met pas dans les meilleures conditions pour arrêter un tir au but. 

La première fois, cela a parfaitement fonctionné. Face à Eberechi Eze, on voit Safonov attendre le dernier instant avant de choisir un côté. Ce qui perturbe le tireur, lui qui préfère voir où le gardien va plonger. Dérangé dans son exercice, le numéro 10 anglais se rate totalement et manque le cadre. Safonov, lui, ne va pas au bout de son plongeon et assiste au plus proche à la victoire de son jeu d'esprit. 

En revanche, face à Declan Rice, la tactique ne fonctionne pas du tout. Safonov a beau attendre le dernier instant avant de choisir un côté, le milieu de terrain des Gunners ne manque pas de lucidité et cadre sa frappe. Pas nécessairement bien exécuté, son pénalty trouve quand même le fond des filets car le gardien parisien part trop tard et ne peut pas plonger idéalement. Face à Gabriel Martinelli et Gyökeres, Safonov privilégie de plonger en avance, mais se manque dans son choix. En l'état, les deux équipes sont à égalité. 

Lorsque vient le tour de Beraldo, la pression est maximale. En cas de loupé, la balle de match revient à Arsenal. En cas de pénalty marqué, Safonov aura l'occasion de briller. Le Brésilien, gaucher, s'élance face à David Raya qui décide, une fois de plus, de plonger en avance et de choisir un côté. Cependant, l'Espagnol plonge encore plus en avance qu'à l'accoutumée. Au moment de poser son pied d'appui, le défenseur parisien voit Raya partir à droite du but et peut donc fermer le pied pour aller chercher le petit filet opposé. Un geste rempli de lucidité qui offre la balle de match à Safonov.

La pression est désormais sur les épaules de Gabriel Maghales. Face au Russe, le défenseur d'Arsenal tente de ralentir sa course en plein milieu. Mais le portier parisien ne bronche pas et attend. Ce qui perturbe le Brésilien dans son exercice. Safonov a su attendre pour plonger, bien qu'il ne le fasse pas exactement au dernier moment comme face à Eze ou Rice. Mais, le mal est déjà fait. Son sang-froid au moment de la « feinte » de Gabriel a conduit ce dernier à la faute. Sa frappe passe au-dessus de la barre. Le Paris Saint-Germain est champion d'Europe. 

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