300, le péplum culte qui a changé la carrière de Zack Snyder
Gros carton au box-office à sa sortie en 2007, cette adaptation de la BD de Frank Miller a immédiatement propulsé son réalisateur parmi les nouveaux héros à Hollywood. Alors que l’on fête cette année le dixième anniversaire de sa suite (300 : La Naissance d'un Empire), retour sur un film qui a marqué son époque et plusieurs générations de geeks.
Une adaptation très fidèle
« THIS IS SPARTA ! » Même si vous n’avez jamais vu 300, vous avez probablement déjà entendu cette phrase quelque part. Hurlée par l’acteur Gerard Butler dans le deuxième long-métrage de Zack Snyder, elle est devenue l’une des plus célèbres de l’histoire d’Internet. C’est ainsi : 300 appartient à cette caste très sélective des films dont l’influence dépasse le simple cadre du cinéma.
Mais il n’est pas inutile de rappeler qu’à l’origine du phénomène, on trouve un péplum qui dépoussière sérieusement le genre en adaptant à la sauce heroic fantasy la fameuse bataille des Thermopyles (-480 avant JC), où selon la légende, 300 spartiates du roi Leonidas (Gerard Butler) ont résisté jusqu’à la mort à des dizaines de milliers de Perses du roi Xerxès (Rodrigo Santoro).

Des abdos légendaires
Geek confirmé, Zack Snyder a décidé d’adapter minutieusement à l’écran le roman graphique de Frank Miller, dont il restitue toute la violence et le gore. Son 300 reste encore célèbre aujourd’hui pour ses batailles épiques où l’hémoglobine gicle en tous sens, et où le réalisateur se lâche sur l’usage de ce qui deviendra l’un de ses marqueurs : le ralenti.
Fortement influencé par les jeux vidéo, 300 a été quasi exclusivement filmé devant des fonds bleus et avec des effets visuels à la pelle. C’est à ce prix que l’on retrouve l’univers de Frank Miller, dont la colorimétrie très sombre est également respectée. Mais si 300 est devenu culte, c’est aussi pour son côté too much totalement assumé, notamment ses héros testostéronés qui se motivent en hurlant de grandes tirades guerrières et combattent en slip en affichant fièrement des abdos huilés et bien épilés.

Gloire à Eva Green
Ajoutez les costumes des Perses, et il n’est pas étonnant que 300 soit souvent considéré comme un film à l’esthétique involontairement camp. Une particularité que l’on retrouve dans la suite sortie en 2014 (300 : LA NAISSANCE D'UN EMPIRE) et réalisée par Noam Murro, dans laquelle notre Eva Green nationale vole totalement la vedette aux premiers rôles masculins, dans le rôle très badass de la reine Artémise.
Zack Snyder en cosigne le scénario, mais entre-temps, le succès considérable de 300 au box-office lui a ouvert toutes les portes à Hollywood, où il est devenu l’un des papes du film de super-héros – de l’adaptation de WATCHMEN (2009) à l’univers DC –, avant de revenir à ses premiers amours avec le film de zombies ARMY OF THE DEAD (2021) sur Netflix.
Mais ses fans attendent toujours un troisième épisode de 300, et ils peuvent se réjouir : en décembre dernier, Zack Snyder a confirmé qu’il prévoyait de travailler sur une suite. De quoi avoir envie de crier : « FOR SPARTA! FOR FREEDOM! TO THE DEATH! »




