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Je suis fan de JURASSIC PARK : voilà ce que j’ai pensé de JURASSIC WORLD RENAISSANCE

Trois ans après la sortie de JURASSIC WORLD : LE MONDE D’APRÈS, les dinosaures sont de retour au cinéma avec JURASSIC WORLD : RENAISSANCE, septième film de la saga. En tant qu’énorme fan du premier film de Steven Spielberg, je vous raconte ce que j’ai pensé de cette nouvelle aventure attendue en salles le 4 juillet.

La saga JURASSIC renaît de ses cendres

Je me souviens parfaitement de la première fois que j’ai vu JURASSIC PARK. Je n’avais pas du tout l’âge pour ce genre de films, mais poussée par le frisson de transgresser les règles parentales, je m’étais faufilée dans le salon un dimanche soir. Je devais avoir cinq ans. Et ce fut un choc absolu. Un mélange de fascination et de terreur, à l’image des personnages du film de Spielberg (à ceci près que j’étais en pyjama pilou sur la moquette, quand eux fuyaient un T-Rex en furie).

Depuis, je n’ai eu de cesse de revenir à JURASSIC PARK. Et de le visionner encore et encore. Plus qu’un film doudou, c’est le summum de tout ce que j’aime au cinéma, et de ce que je recherche en permanence lorsque les lumières d’une salle obscure s’éteignent : ce délicieux frisson d’émerveillement et de terreur.

Avec le temps, j’ai appris à aimer l’ensemble de la saga, y compris ses recoins moins consensuels. LE MONDE PERDU reste le premier que j’ai vu en salle. J’en garde des images gravées : la traque dans les hautes herbes, la caravane suspendue et l’arrivée du T-Rex à San Diego. Même JURASSIC PARK III, souvent relégué au second plan, a pour moi ses qualités. Un vrai film de survie, peut-être le plus brutal de la franchise. La scène de la volière reste l’une des plus marquantes.

Quand la trilogie JURASSIC WORLD s’est lancée en 2015 sous l'égide de Colin Trevorrow, je n’ai pas résisté à l’appel du grand écran. Même si les promesses n’ont pas toujours été tenues, il restait cette part d’enfance à laquelle je n’étais pas prête à renoncer.

Et alors que tout semblait bouclé après LE MONDE D’APRÈS, un nouveau chapitre a été annoncé : JURASSIC WORLD RENAISSANCE. Un titre qui laisse peu de place au doute. Oui, la saga revient. Et en tant que fan de la première heure, j’étais forcément curieuse de découvrir cette nouvelle tentative de résurrection.

JURASSIC WORLD RENAISSANCE : nouveau casting, nouveaux dinos

Rappel des faits tout d’abord : JURASSIC WORLD RENAISSANCE se déroule cinq ans après les événements de JURASSIC WORLD : LE MONDE D’APRÈS, sans pour autant s’imposer comme une suite directe. 

Dans ce monde désormais habitué à la présence des dinosaures, le grand public s’est peu à peu désintéressé de leur sort. Jugés trop dangereux, trop encombrants ou tout simplement dépassés par l’actualité, les dinosaures ont été relégués dans des zones reculées de la planète, loin des regards. C’est dans ce nouveau contexte, où la cohabitation est devenue résignation silencieuse, que le récit reprend.

Ce nouveau départ est orchestré par Gareth Edwards (MONSTERS, ROGUE ONE), avec un casting inédit emmené par Scarlett Johansson, Mahershala Ali et Jonathan Bailey.

Le trio incarne une équipe d’experts missionnée par une multinationale pour prélever l’ADN de trois dinosaures aux caractéristiques bien spécifiques : un Quetzalcoatlus (reptile volant), un Mosasaure (prédateur marin) et un Titanosaure (colosse terrestre). Trois créatures aux habitats très distincts, ce qui permet au film de déployer son action dans les airs, sous l’eau et sur la terre ferme.

Problème : ces spécimens vivent en liberté sur une île isolée, celle-là même qui abritait jadis le premier laboratoire secret de JURASSIC PARK. Autant dire qu’ils ne comptent pas se laisser capturer sans résistance.

À ce scénario déjà tendu vient s’ajouter un élément inattendu : la présence sur l’île d’une famille de civils, naufragés après une attaque du Mosasaure. Livrés à eux-mêmes, scientifiques et survivants vont devoir collaborer pour s’en sortir. Jusqu’à ce qu’ils tombent sur une découverte aussi terrifiante qu’inattendue : une espèce mutante créée il y a plusieurs décennies par John Hammond lui-même. Un secret bien gardé, jamais révélé au grand public… jusqu’à maintenant.

Merci Gareth Edwards

JURASSIC WORLD RENAISSANCE m’a offert ce que j’étais venue chercher. Du pur divertissement, mais aussi la magie de la saga originelle. Dès les premières scènes, j’ai senti que quelque chose fonctionnait. Le film réussit là où beaucoup se sont cassé les dents : retrouver l’esprit des origines tout en proposant quelque chose de neuf.

Ce nouvel opus convoque l’essence des trois premiers volets. On retrouve la poésie du JURASSIC PARK original (avec des clins d’œil évidents), le souffle d’aventure de LE MONDE PERDU, et même une vraie tension quasi horrifique qui rappelle JURASSIC PARK III.

La mise en scène de Gareth Edwards y est pour beaucoup. On sent à chaque instant qu’il aime cette saga et qu’il la respecte. Et c’est peut-être sa plus grande force, déjà à l’œuvre quand il s’agissait de son STAR WARS, ou de GODZILLA. Il filme les dinosaures avec une fascination sincère, une gestion très forte de l’échelle, de la lumière, de l’attente. Certaines séquences sont visuellement superbes, et comptent comme mes préférées de la saga.

Ce qui m’a aussi frappée, c’est le respect qu’il affiche envers l’héritage de Spielberg. Il y a du JURASSIC PARK, bien sûr, mais aussi du DENTS DE LA MER ou même de l’INDIANA JONES dans certains morceaux de bravoure. Et en même temps, le film garde sa propre identité. Ce n’est ni un reboot, ni un fan service creux. C’est un nouveau départ, assumé, soigné, et surtout généreux.

En tant que fan de la première heure, j’ai eu ce que j’attendais : de la tension, de la beauté, des frissons. JURASSIC WORLD RENAISSANCE réussit là où bien des suites se contentent de tirer profit de la nostalgie. Il relance la machine avec une vraie envie de cinéma. Et je n’ai qu’une envie : y retourner.

 

JURASSIC WORLD RENAISSANCE, en salles le 4 juillet.